La famille d'Ibrahima Bah, mort à moto à Villiers-le-Bel près d’une opération de police, réclame la vidéosurveillance

Après la mort du jeune homme début octobre à proximité d’une intervention de police, la famille de la victime réclame de nouveau l’accès aux images de vidéosurveillance. Elle avait déposé plainte contre X pour homicide volontaire, contestant la version des forces de l'ordre.

Diané Bah (veste en jeans et bonnet gris), le frère de la victime, prenant la parole lors d’un rassemblement en hommage au jeune Sarcellois au lendemain de sa mort, le 7 octobre dernier (illustration).
Diané Bah (veste en jeans et bonnet gris), le frère de la victime, prenant la parole lors d’un rassemblement en hommage au jeune Sarcellois au lendemain de sa mort, le 7 octobre dernier (illustration). © PHOTOPQR/LE PARISIEN/MAXPPP
« On nous dit que c'est une caméra rotative qui n'aurait filmé que le début et la fin du drame. Alors pourquoi ne pas nous y donner accès ? » Diané Bah, le frère d'Ibrahima Bah – mort en moto le 6 octobre dernier à proximité d’une opération de police à Villiers-le-Bel dans le Val-d'Oise, a réclamé de nouveau jeudi un « accès aux images de vidéosurveillance ». Lors d'une conférence de presse, la famille a en effet expliqué n’avoir toujours pas pu consulter les images, deux mois après le drame. Diané Bah dénonce une situation « inadmissible ». Son frère, 23 ans, était passé en moto au moment où des policiers avaient fait arrêter un autre véhicule, d’après les premiers éléments de l'enquête. Un policier lui aurait alors demandé de ralentir. « Dans les circonstances que l'enquête devra déterminer », le motard avait ensuite chuté et percuté un poteau métallique, avait déclaré le procureur peu après les faits.

"Nous ne pouvons pas accepter de ne pas connaître les raisons de la mort de notre frère"

La famille avait porté plainte contre X pour homicide volontaire, contestant la version de la police. Une enquête avait ainsi été ouverte et confiée à l'IGPN, la « police des polices ». Jeudi, Diané Bah a assuré que « plusieurs témoins » ont évoqué « une collision » entre le fourgon et la moto de son frère. « Il est inadmissible que le fourgon n'ait pas été examiné le jour même, a-t-il déclaré. Il l'a été seulement le 8, deux jours plus tard. » Toujours selon lui, « les conclusions de l'autopsie et les constatations faites sur le fourgon sont compatibles avec l'hypothèse d'une collision » : « Nous ne pouvons pas accepter de ne pas connaître les raisons de la mort de notre frère ». Le drame survient dans une ville déjà marquée par le décès en 2007 de deux adolescents dans la collision entre leur moto et une voiture de police. Leur mort avait donné lieu à l'époque à des affrontements entre jeunes et forces de l'ordre.
 
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
police société sécurité justice faits divers polémique
l’actualité de votre région, dans votre boîte mail
Recevez tous les jours les principales informations de votre région, en vous inscrivant à notre newsletter