Roissy : 14 ans après l’effondrement mortel du terminal 2E, quatre sociétés devant la justice

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Écrit par France 3 Paris IDF
Des gendarmes devant le terminal E2 de l’aéroport de Roissy, le 23 mai 2004, après l’effondrement de la structure qui provoquera la mort de quatre personnes.
Des gendarmes devant le terminal E2 de l’aéroport de Roissy, le 23 mai 2004, après l’effondrement de la structure qui provoquera la mort de quatre personnes. © ROBERT GHEMENT/EPA/MaxPPP

Le drame remonte à 2004 : à Roissy, le terminal 2E s’effondrait, provoquant la mort de quatre personnes. Après des années d'enquête et d'expertises, le procès s'ouvre demain, lundi 10 décembre, au tribunal de Bobigny.

23 mai 2004, 6h55 du matin à Roissy. La passerelle du terminal 2E de l’aéroport s’effondre, alors qu’une dizaine de personnes sont ensevelies. Le toit de l'ouvrage, une structure design de verre et d'acier inaugurée quelques mois auparavant, vient de céder au niveau de la jetée d'embarquement.

Les pompiers vont alors sortir des décombres quatre corps sans vie. Des voyageurs âgés de 27 à 37 ans, dont une Libanaise, une Ukrainienne et deux Chinois.

Roissy : quatre sociétés devant la justice, 14 ans après l’effondrement mortel du terminal 2E (Récit : Aude Blacher / Interlocuteurs : Laurent Vibert, porte-parole des pompiers de Paris ; Pierre Graaf, président d'Aéroport de Paris (ADP) entre 2003 et 2012 ; Jean Berthier, président de la commission d'enquête administrative) ►
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Roissy : 14 ans après l’effondrement mortel du terminal 2E, quatre sociétés devant la justice
Par ailleurs, sept autres personnes sont blessées, dont deux agents de la police aux frontières. Les policiers venaient en fait d'être dépêchés sur place après le signalement d'une fissure, des bruits de craquement et la chute de plusieurs morceaux de béton.
 

Un ouvrage proche de la ruine dès sa construction

Dans les mois qui suivent, plusieurs expertises vont être menées, menant à des conclusions accablantes. L'effondrement de la structure – pas assez solide, et réalisée de manière hâtive avec un manque d'attention à tous les niveaux de l'opération – était inéluctable. L’ouvrage était en fait très proche de la ruine dès sa construction, selon la commission d'enquête. Au terme de 13 ans d'enquête, quatre sociétés sont finalement renvoyées devant le tribunal : Aéroports de Paris, le constructeur GTM, le bureau d'études INGEROP et le groupe d'inspection Veritas.

Du lundi 10 jusqu’à vendredi 14 décembre, tous devront répondre d'homicides et de blessures involontaires.

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