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Les policiers sur la piste terroriste après les meurtres d'un policier et de son épouse

Les enquêteurs fouillent la piste terroriste, au lendemain du meurtre d'un policier et de sa femme à leur domicile de Magnanville, dans les Yvelines, et après que le meurtrier de 25 ans, déja condamné dans une affaire de filière jihadiste, ait lié son crime au groupe Etat Islamique.
© Matthieu Alexandre/AFP Photos
Larossi Abballa, 25 ans, originaire de Mantes-la-Jolie, a tué à coups de couteau un policier devant chez lui, à Magnanville, dans les Yvelines, avant de se retrancher au domicile de sa victime, d'y assassiner également la compagne du policier, et d'être alors abattu lors d'un assaut du Raid. Dans la maison, les policiers ont retrouvé le fils du couple, âgé de trois ans, choqué mais indemne. Selon les policiers, l'homme "s'est revendiqué du groupe jihadiste" durant les négociations avec le Raid.

Le meurtrier n'est pas un inconnu des services de police : Larossi Abballa faisait l'objet d'une "fiche S", car il a été jugé et condamné en 2013, avec sept autres prévenus, à trois ans de prison (dont six mois de sursis) pour "association de malfaiteurs en vue de préparer des actes terroristes". Une affaire de filière jihadiste entre la France et le Pakistan. Une filière qui souhaitait favoriser le recrutement en France, la formation physique et idéologique et l'envoi au Pakistan de jeunes volontaires pour le jihad armé.


Traquer d'éventuels complices

Des perquisitions ont commencé tôt ce mardi matin 14 juin. L'enquête a été confiée à la sous-direction antiterroriste (SDAT), à la police judiciaire de Versailles et à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

Le parquet antiterroriste s'est saisi lundi soir, 13 juin, de l'enquête.

Une enquête qui doit permettre de "mettre hors d'état de nuire d'éventuels complices", promet Bernard Cazeneuve, le ministre de l'Intérieur. « Ce qui nous importe au sein de l'appareil d'Etat, c'est que nous puissions faire avancer cette enquête de manière à mettre hors d'état de nuire d'éventuels complices», précise Bernard Cazeneuve, rappelant la menace terroriste "extrêmement élevée", à sa sortie du commissariat des Mureaux (Yvelines) où le policier tué, un commandant de police de 42 ans, était en poste.


"Tuez des policiers", c'est la consigne du groupe Etat Islamique

En réalité, depuis déja plusieurs années, le groupe Etat Islamique demande à ses fanatisés de s'en prendre aux forces de l'ordre occidentales. Le porte-parole officiel de l'organisation, le syrien Abou Mohammed Al-Adnani, ne cesse d'exhorter ses partisans à passer à l'action dans leurs pays d'origine contre les policiers et militaires des pays de la coalition engagés dans la lutte contre l'organisation, en Syrie et en Irak.





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