Station d'épuration d'Achères : trois mois après l'incendie les doutes subsistent

Après l'incendie de l'usine de traitement des eaux Seine Aval, une de nos équipes est retournée sur le site dans les Yvelines. / © France 3 Paris IDF
Après l'incendie de l'usine de traitement des eaux Seine Aval, une de nos équipes est retournée sur le site dans les Yvelines. / © France 3 Paris IDF

Un court-circuit serait à l'origine de l'incendie de la station d'épuration d'Achères qui s'est déclaré le 3 juillet dernier. Pourtant il est survenu après une suite de dysfonctionnements. Des élus locaux s'interrogent sur l'avenir de ce site classé Seveso.

Par France 3 Paris IDF / VP avec AFP

Trois mois et demi après l'incendie de la station d'épuration d'Achères dans les Yvelines des questions demeurent. Selon le Syndicat interdépartemental pour l'assainissement de l'agglomération parisienne qui exploite l'usine de traitement des eaux, l'origine de l'incendie pourrait être un court-circuit
Deux autres enquêtes sont toujours en cours : celle de la Direction régionale et interdépartementale de l'Environnement et de l'Énergie (Driee) et l'enquête judiciaire. Elles devront apporter leurs lots de réponses mais elles prendront encore un peu de temps.
 
 

Des incendies et des fuites de biogaz déjà constatés

Pour certains comme Bernard Breton, président de la Fédération de la pêche en Ile-de-France, le retour à la normal a été rapide. Mais cet incident grave sur un site classé Seveso, seuil haut, mettrait en lumière ceux moins graves qui l'ont précédé. Selon Yann Bourbon, le directeur du site "En 18 mois, il y a eu deux incendies et un incident" dû à un dégagement accidentel d'hydrogène sulfuré. L'association environnementale Robin des bois dénombre, elle, une dizaine d'incidents. Il s'agit selon le directeur du site de "fuites de biogaz sans gravité" sur des installations anciennes dont les autorités ont été informés.

Mais alors cette usine était-elle vétuste? L'usine a été créée en 1940 et depuis elle s'est agrandie. Avant l'accident de juillet, la Driee avait émis des recommandations pour améliorer la sécurité de l'usine. Une refonte du site est prévue mais les travaux ne s'achèveront pas avant 2028. Le tout pour un coût de 2,5 milliards d'euros.
Les élus locaux, comme Maurice Chevigny à La Frette-sur-Seine dans le Val d'Oise, s'inquiétaient déjà de la lenteur de ces travaux. Plusieurs édiles ont écrit au ministère de l'Écologie pour l'alerter sur la taille de la station et de la présence de produits chimiques. 



 

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