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Environnement : l'expédition 7e continent en tournée sur la côte atlantique pour faire la guerre aux déchets plastiques

© Expédition 7e Continent
© Expédition 7e Continent

Les Sables d'Olonnes, Nantes, Belle île, la tournée estivale de l'ONG "l'expédition 7e continent" sera de passage cet été sur nos côtes. Coup d'envoi aux Sables d'Olonne le 13 juin. Ojectif : préserver la biodiversité marine et sensibiliser à la pollution des déchets plastiques dans les océans.

Par Céline Dupeyrat

Du 8 Juin au 21 Juillet, 7e Continent partira à la rencontre des Français afin de les sensibiliser aux enjeux de la préservation des océans et de la biodiversité marine.

À destination des habitants et des vacanciers de la côte atlantique, cette campagne s’inscrit dans une démarche globale de lutte contre la pollution.

80 % de la pollution plastique de l’Océan provient de l’activité humaine à terre. Il est estimé que 10% des 350 millions de tonnes de la production mondiale de plastique finit dans l’Océan. Le plastique ne se biodégradable pas dans la nature. Les gros déchets se fragmentent rapidement en déchets micro et nano métriques, avec additifs chimiques toxiques, métaux lourds.
 
Il sera proposé au public des ateliers d’observation des micro particules permettant de comprendre le problème de la plastification des océans. Ainsi que des animations rappelant les bonnes pratiques de tri proposant des solutions concrètes pour lutter contre la pollution plastique en mer.

La goélette 7e continent, porte étendard de la lutte


En 2018, Expédition 7e Continent s’est doté de son propre voilier. La goelette de 27 mètres de long, construite à Plymouth en Angleterre en 1998 était la propriété d’un ancien amiral de la marine anglaise depuis une dizaine d’années.

Ce nouveau voilier, financé par la fondation IRIS, va permettre à l’association Expédition 7e Continent d’aller plus loin dans sa lutte contre la pollution des plastiques dans les mers et les océans.
 
La goelle 7e continent parcoure les océans du globe / © Expédition 7e Continent
La goelle 7e continent parcoure les océans du globe / © Expédition 7e Continent
La goëlette présentée pour la première fois au public le 27 mars 2018 est mise à la disposition des scientifiques travaillant sur les plastiques et multiplie les opérations de sensibilisation.
 

Une augmentation exceptionnelle, des océans asphixiés


Patrick Deixonne est le fondateur d' expédition 7e continent. Chef navigateur, membre des explorateurs français, l'homme s'attache à parcourir des régions en mission exploratoire et pédagogique pour y quantifier la masse de macro et de micro déchets et sensibiliser la poulation à la plastification des océans.

"Il faut faire en sorte que notre société prenne conscience des impacts qu’elle peut avoir sur l’océan, cet espace qui appartient à tous et duquel nous dépendons fortement. Qu’elle réalise l’urgence de la situation sur la problématique des déchets et réagisse rapidement afin que nous ne léguions pas des océans de plastiques aux générations futures", explique-t-il.
 
Patrick Deixonne, fondateur de l'association "l'expédition 7e continent" / © Expédition 7e Continent
Patrick Deixonne, fondateur de l'association "l'expédition 7e continent" / © Expédition 7e Continent

"Les déchets sont jetés par nous tous, dans les rues, au bord des routes et finissent dans les ruisseaux, les rivières et puis dans les océans. Voilà des années que l’homme rejette une grande partie de ses déchets dans les eaux, devenues aujourd’hui une grande décharge et l’avenir de l’être humain est en danger. Sur la surface des océans, on compte 270 000 tonnes de déchets plastiques. Mais dans les fonds marins, c’est bien pire : le volume des déchets est de l’ordre de quelques dizaines de millions de tonnes".

"La nouvelle génération, a acquis ce que j’appelle une conscience environnementale. Les citoyens que nous sommes, avons de plus en plus de moyens de dénoncer les abus et inévitablement nous changeons notre mode de consommation ce qui oblige les
entreprises à s’adapter. C’est en nous rassemblant que nous parviendrons à trouver des pistes d’amélioration et mettre en place des solutions efficaces. Nous avons tous un rôle à jouer dans ce combat. C’est de cette manière que nous pourrons toucher le plus grand nombre et faire prendre conscience de la plastification des océans".
poursuit le fondateur d'expédition 7e continent.

Je suis aussi persuadé que les enfants sont la chance de demain. Contrairement aux générations précédentes, ils auront conscience que le profit passe bien après le respect de notre environnement, les bons gestes deviendront pour eux et leurs enfants, des automatismes. Et en cela, je crois fermement - Patrick Deixonne

"Le combat n’est pas plus maritime qu’environnemental, le combat que nous devons mener est territorial. C’est un conflit de position très arrêté où nous sommes dans l’obligation d’endiguer le flux, de l’arrêter, et de permettre au stock de diminuer, avec des solutions appropriées, en connaissant mieux ce stock, ces 5 gyres océaniques mais aussi tous les chemins qui y mènent, de la terre à la mer", ajoute François Lambert président de l'association expédition 7e continent. 

Sans une appréhension globale de l’enjeu il est parfaitement impossible d’endiguer le phénomène. Les plastiques ont connu une augmentation exceptionnelle en volume depuis les années 1960 et cette évolution va se poursuivre - François Lambert

"Charge au gouvernement de s’engager. Il faut y travailler ensemble. Au-delà de l’économie circulaire, il y a bien une politique publique à créer pour fédérer l’ensemble des projets. ", conclut François Lambert, président de l'ONG.


Qu'est ce que le 7e continent?


On appelle le septième continent les 5 zones océaniques d’accumulation de plastique. Cette appellation vient de l’étendue de ces zones, de la taille d’un continent, et non du fait que l’on peut marcher
dessus.

En fait, le septième continent ressemblerait plutôt à une soupe de plastique. On y retrouve surtout des morceaux de plastique de 1 à 2 mm (nommés microplastiques).

Le plastique que l’on retrouve à la surface des océans est surtout du polyéthylène (de 80 à 90%) et aussi un peu de polypropylène. Le polyéthylène (PE) est beaucoup utilisé dans le secteur de l’emballage.

Lorsqu’il est rigide, il sert à fabriquer des flacons (détergents, cosmétiques, etc.), des boîtes type Tupperware, des jerricans, des réservoirs de carburant d’automobiles mais aussi lorsqu’il est plus souple pour faire des sacs, des films, des sachets, des sacs poubelles et des récipients souples.

Par action du rayonnement solaire et abrasion par les vagues tous ces objets de taille diverses se fragmentent pour finir dans les gyres sous forme de paillettes de quelques millimètres, les microplastiques.

Une campagne de financement paricipatif a été lancée sur la plateforme GoFundMe, afin de finaliser le budget de la tournée de pédagogie / sensibilisation organisée avant le départ de la prochaine expédition scientifique.
 

Les dates de la tournée

  •  Les Sables d’Olonne du 13 au 14 Juin 
  • Royan du 17 au 18 Juin ; Bordeaux du 20 au 23 Juin 
  • Bordeaux du 20 au 23 juin
  •  La Rochelle du 26 au 27 Juin 
  •  Nantes du 29 Juin au 3 Juillet 
  • Brest du 7 au 8 Juillet 
  • Lorient du 10 au 11 Juillet 
  • Belle-ïle en mer du 13 au 14 Juillet 
  •  La Trinité sur mer du 16 au 17 Juillet 
  • Ile d’Oléron du 20 au 21 Juillet

 

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