Les chiffres de l'hébergement d'urgence en Loire Atlantique

La maison Coluche à Nantes offre 38 places aux sans abris / © Luc Prisset, France 3 Pays de la Loire
La maison Coluche à Nantes offre 38 places aux sans abris / © Luc Prisset, France 3 Pays de la Loire

La Loire Atlantique dispose de 3 425 places dans les centres d'hébergement d'urgence. C'est le chiffre officiel delivré par la préfecture. Ces logements sont destinés aux personnes vulnérables qui sont à la rue ou en hébergement précaires. Où sont-ils ? Qui les gère ? Voici les explications.

Par Thierry Bercault

Qui gère le 115 ?


Le SIAO, le service intégré de l'accueil et de l'orientation. Il régule les entrées, coordonne les acteurs, veille à la continuité de la prise en charge. En 2016, le 115 a reçu 60 000 appels (11,5% de plus qu'en 2015)

Qui peut y prétendre ?


Les plus démunis à savoir les familles avec enfants, les jeunes en rupture familiale,  les femmes victimes de violence, les personnes de santé fragile, les personnes les plus désocialisées. Cela représente 4 200 personnes (3 200 personnes isolées, 370 familles).

Comment se répartissent les 3 425 places ?


  • 424 places d'urgence soit 188 de plus en 2017 (38 pour les grands désocialisés, 150 à Bouguenais et Carquefou pour réduire les nuités hôtelières)
  • 1 801 places d'insertion et de logements accompagnés.
  • 1 200 places dans les logements mis à disposition par les communes et le département.

Combien de plus pour le plan Grand Froid ?


Du 1er novembre au 31 mars, le plan Grand Froid permet de mobiliser jusqu'à 209 places supplémentaires :
  •  100 en période hivernale (55 places en gîte, 25 de surcapacité en centre d'hébergement, 20 en solutions hôtelières)
  • 75 par grand froid (minimum -10°) avec l'ouverture du gymnase Emile Morice

Combien pour les migrants ?


909 places ont été créées depuis le plan migrants de 2015 soit :
  •  145 pour les demandeurs d'asile (CADA, ATSA, HUDA) qui s'ajoutent aux 1172 déjà existantes
  •  320 pour ceux de la zone de Calais (ACO)
  •  45 hébergements dédiés pour les réfugiés en complément des 172 existantes 
  •  170 pour les ménages relocalisés suite aux guerres du Proche Orient (soit 52 logements)
  •  229 pour les ménages réinstallés venus des camps de réfugiés du Liban, de Turquie et de Jordanie

Tout le monde trouve-t-il une solution ?


Parmi les personnes à la rue repérées par le SAMU social,  70%  trouvent des solutions provisoires (de quelques jours à 1 mois); les 30 % restantes ne relèvent pas de la prise en charge ou sont hébergées chez des proches

À Nantes, les dispositifs d'urgence pour les sans-abris



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