Nantes : une chaine humaine devant le lycée Guist'hau pour contester l'action policière du 30 janvier

Environ 200 personnes se sont rassemblées ce jeudi soir à 18 heures devant le lycée Guist'hau pour dénoncer l'action policière du 30 janvier dernier lors d'un blocus contre la réforme du bac.

Professeurs et élèves se sont rassemblés pour s'opposer à l'action policière du 30 janvier dernier lors d'un blocus contre la réforme du bac.
Professeurs et élèves se sont rassemblés pour s'opposer à l'action policière du 30 janvier dernier lors d'un blocus contre la réforme du bac. © Dominique LE MEE / France 3 Pays de la Loire
Le jeudi 30 janvier au matin, les forces de l'ordre sont intervenues en force pour lever le blocage du lycée Guist'hau à Nantes. Les personnes présentes manifestaient contre la réforme du bac et particulièrement contre les nouvelles épreuves communes de contrôle continu (E3C).

Pour rappel des faits, le blocage avait commencé tôt le matin. Un feu est parti au niveau des poubelles. Il est rapidement éteint par la suite par les lycéens.
 
Plus tard, selon l'observatoire nantais des libertés, "des policiers de la Compagnie départementale d’intervention arrivent pour dégager l’entrée du lycée, les lycéens n’ont pas de geste hostile. Un enseignant se met entre les lycéens et les policiers ; les policiers font partir les jeunes avec des coups de matraque, en utilisant des bombes lacrymogènes à main et ce, selon les témoignages, sans médiation, ni sommation ou appel préalable à la dispersion."
 
Mobilisation lycéens et enseignant devant Guist'hau
Mobilisation lycéens et enseignant devant Guist'hau © Dominique Le Mée / France 3 Pays de la Loire
Mobilisation du 6 février devant le lycée Guist'hau
Mobilisation du 6 février devant le lycée Guist'hau © Manon Monnier / France 3 Pays de la Loire


Selon ce même communiqué de l'observatoire local, publié sur le site de la ligue des droits de l'homme, "si la police voulait débloquer le lycée, elle le pouvait, sans utiliser la force de manière excessive comme elle l’a fait. Elle devait également le faire en prévenant de ses mouvements, plus particulièrement face à des jeunes dont des mineurs."

Notre équipe a recueilli le témoignage des personnes présentes sur place.
 
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