Nantes : trois mois de répit pour des familles migrantes

Le juge a rendu sa décision, ce vendredi 15 mars. Un délai de "trois mois" est accordé avant l'expulsion de la vingtaine de migrants installée dans une maison, située non loin du pont de la Motte-Rouge, à Nantes.
La maison des familles accueille 19 femmes et enfants à Nantes, photo prise le 7 mars 2019
La maison des familles accueille 19 femmes et enfants à Nantes, photo prise le 7 mars 2019 © Eléonore Duplay, France 3 Pays de la Loire
Elles vont pouvoir souffler un peu...Au moins pendant trois mois. Des familles migrantes vivent depuis le 26 janvier dans une maison nantaise «réquisitionnée ». Elles ont été installées là pour échapper au campement insalubre de Saint-Herblain, l’ex-gymnase Jeanne-Bernard, la nouvelle « jungle » nantaise.

Le propriétaire de la vieille bâtisse, un profesionnel de l'immobilier qui souhaite transformer les lieux en logements neufs, avait demandé l’expulsion des lieux expliquant notament que le chantier "avait pris trois mois de retard"

Dix-neuf personnes, dont 11 enfants occupent les lieux. 


Le 7 mars dernier, le tribunal d’instance avait examiné la demande d’expulsion visant cette maison désaffectée. Le propriétaire, un professionnel de l’immobilier qui souhaite transformer les lieux en logements, avait demandé l'évacuation, expliquant notamment que le chantier "avait déjà pris trois mois de retard".

Stéphane Vallée, l'avocat des occupants, avait demandé au juge "un délai d'un an"

« Il est inhumain d’exiger l’expulsion de femmes enceintes et enfants sans aucune solution de relogement », s’étaient alarmées les associations, qui avaient baptisé le lieu « Maison des familles ». 

 
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