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À Orvault, une poissonnerie propose d'expédier ses produits sur internet

Acheter son poisson frais en ligne
Intervenants : Alain Le Discorde, client ; Caroline Hennequin et Maxime Le Bouffo, cofondateurs d’Ô Poisson. - France 3 Pays de la Loire - Reportage : Myriam N’Guenor et Antoine Ropert. Montage : Carole Mijeon.

Après les courses sur internet, l’achat de poisson frais en ligne est un concept qui se développe. Les consommateurs sont de plus en plus nombreux à franchir le cap. Reportage à Orvault où une jeune entreprise a monté une poissonnerie en ligne.

Par Valentin Pasquier

C'est devenu un rituel. Toutes les semaines, depuis son salon, Alain Le Discorde achète son poisson. En quelques clics, il sélectionne un panier de produits de la mer en fonction des arrivages, sur un site spécialisé.

Ce jour-là, il choisit le contenu du panier n°1, composé de de cabillaud, julienne, merlan et maquereaux. En quelques minutes, l'achat est confirmé après un paiement en ligne de 30 euros.

Après le paiement, Alain le Discorde ira ensuite retirer son poisson dans la boutique de la poissonnerie en ligne, à Orvault. "Je ne perds pas de temps, le poisson est frais. Si j’arrive chez moi le midi et que j’ai envie d’une sole, je me fais une sole toute fraîche !"

Dans la mode du circuit court


Cette poissonnerie en ligne a ouvert en 2014. Commandes à retirer ou expéditions partout en France, la petite entreprise a surfé sur une tendance.

"Le fret était en train de se démocratiser sur internet, il y a avait aussi cet essor des produits locaux, en circuits courts, raconte Caroline Hennequin, cofondatrice de la poissonnerie. On avait tous les ingrédients en main, puisque mon père et mon cousin achètent directement leur poisson sous criée et que mes oncles et tantes de l’Île d’Yeu nous ont transmis leur savoir-faire".

On fait tout le travail d’une poissonnerie traditionnelle en fait!



Pêché la veille, le poisson arrive par transporteur tôt le matin des criées des Sables-d'Olonne mais aussi du Croisic, de la Turballe et un peu de Bretagne.

Envoyé frais, sous vide



"Cette nuit on a reçu du bar, des daurades grises, des lottes, du maquereaux, des soles et des langoustines vivantes du Guilvinec, énumère l’autre créateur de la poissonnerie, Maxime le Bouffo. Les garçons préparent le poisson qui sera distribué pour les commandes. On fait les filets, les plateaux de fruits de mer, on ouvre les Saint-Jacques… Tout le travail d’une poissonnerie traditionnelle en fait".

La recette semble fonctionner : la "web-poissonnerie" est passée de 4 à 8 employés ces derniers mois. 3000 clients s'y approvisionnent régulièrement début 2017.

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