Sarthe : les vins de Jasnières risquent d'être touchés par les taxes de Trump

La Taxe Gafa ou l'imposition d'une taxe française sur les géants américains du secteur des hautes technologies, passe mal auprès de Donald Trump. Conséquence le président américain vient d'annoncer une taxe sur les vins. A Jasnières, dans la Sarthe,  les viticulteurs s'inquiètent. 

Les viticulteurs de Jasnières craignent la réaction américaine à la taxe GAFa;
Les viticulteurs de Jasnières craignent la réaction américaine à la taxe GAFa; © Capture d'écran
De toute façon Donald Trump a toujours pensé que les vins américains étaient meilleurs que les vins français. C'est ce qu'il avait écrit dans un tweet le 26 juillet. Alors les taxer ne le dérange nullement...

Risque de crise


Les USA ont le 5ème vignoble au monde en superficie. C'est en Californie que sont produits la quasi-totalité (90%) des vins américains. Mais c'est dans le secteur haut de gamme, que les vins français restent, actuellement, leader aux Etats-Unis.

Pour la France, l'export aux USA représente 29% des parts marché en valeur. Juste après l'Italie. Autant dire qu'une taxation risque de poser un sérieux problème pour les producteurs français. 
 

Dans le vignoble de Jasnières

Pour les producteurs de Jasnières, dans la Sarthe, le message américain inquiète, car ici les USA sont le principal marché à l'export. Depuis 30 ans, Pascal Janvier est producteur de Jasnières et de coteaux du Loir, 12 hectares de vignes et un marché principal : les Etats-Unis. 
 
Les viticulteurs de Jasnières s’inquiètent des représailles de Trump sur les vins français.
Les viticulteurs de Jasnières s’inquiètent des représailles de Trump sur les vins français. © Capture d'écran

Sur 40000 bouteilles produites par an par ce viticulteur, 23 000 sont destinées au marché des Etats-Unis. Avec la mise en place d'une nouvelle taxe douanière, son chiffre d'affaires, mais également ses volumes exportés, pourraient être impactés. Il commence à chercher d'autres débouchés. 
 

Pourquoi la Taxe GAFA ? 


La taxe française, rétroactive au 1er janvier, devrait rapporter 400 millions d’euros cette année.

Elle vise les sociétés qui proposent de la publicité en ligne, de la vente de biens ou des activités de plateforme d’intermédiation et qui réalisent plus de 750 millions d’euros de chiffre d’affaires dans le monde, dont 25 millions sur le sol français. 
 

En France on essaie de temporiser

Bruno le Maire a répondu au président américain que la France n'avait  "Aucune volonté de cibler spécifiquement les entreprises américaines", et qu'elle souhaitait trouver un accord avec les Etats-Unis d'ici au G7 fin août sur la taxation des géants du numérique. "Nous souhaitons travailler étroitement avec nos amis américains à une taxation universelle des activités digitales". 
Pour les viticulteurs français, un accord responsable serait le bienvenu. 


 
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