Prêtre tué à Saint-Laurent-sur-Sèvre en Vendée : des coups violents portés à la tête

L'autopsie du corps du père Olivier Maire, tué dans la nuit de dimanche à lundi à Saint-Laurent-Sur-Sèvre, en Vendée, a révélé qu'il était décédé des suites de coups violents portés à la tête.

Le prêtre Olivier Maire, tué dans la nuit de dimanche à lundi à Saint-Laurent-Sur-Sèvre, en Vendée, est décédé des suites de "coups violents" portés à la tête, a annoncé mardi soir le parquet de La Roche-sur-Yon.
  
L'autopsie du corps du prêtre a été effectuée mardi à l'institut médico-légal de Nantes.

Elle a révélé que "la victime présentait six lésions, toutes situées à la tête, occasionnées par des coups violents" mais l'examen n'a "pas permis de déterminer la nature de l'arme du crime", selon le communiqué du parquet de La Roche.

"Ces lésions cérébrales importantes ont entraîné des hémorragies internes et externes, le décès étant, selon les conclusions du médecin légiste, intervenu rapidement après que les coups aient été portés", précise également le parquet.

En ce qui concerne l'auteur présumé des faits, le parquet indique que "l'examen psychiatrique subi par Emmanuel Abayisenga au centre hospitalier de Cholet (Maine-et-Loire, ndlr) le 9 août 2021 concluait à l'incompatibilité de son état psychique avec une mesure de garde à vue, y compris en milieu hospitalier (...) Emmanuel Abayisenga fait l'objet d'une hospitalisation en milieu psychiatrique à la demande d'un représentant de l'État suite aux deux arrêtés des 9 et 10 août 2021 des préfets du Maine-et-Loire et de la Vendée", indique le parquet, rappelant que "la mesure de garde a vue dont il faisait l'objet a donc été levée le 9 août 2021".

Emmanuel Abayisenga s'est lui-même rendu à la gendarmerie de Moratgne-sur-Sèvre lundi matin, s'accusant du meurtre du prêtre Olivier Maire, un homme de 61 ans, supérieur provincial de la communauté des Montfortains à Saint-Laurent-sur-Sèvre.  
    
Abayisenga, un Rwandais de 40 ans, était arrivé en France en 2012. Il est également l'incendiaire présumé de la cathédrale de Nantes le 18 juillet 2020. Il était hébergé par les pères montfortains, dans le cadre de son contrôle judiciaire, en attente de son procès.

Il avait auparavant été incarcéré du 20 juillet 2020 au 31 mai 2021, dans le cadre de l'enquête sur l'incendie de la cathédrale de Nantes. . A sa sortie de prison, il avait été placé sous contrôle judiciaire, avec une obligation de résidence au sein de la communauté religieuse des Monfortains.

Emmanuel Abayisenga était sorti le 29 juillet d'une hospitalisation en psychiatrie de plus d'un mois. 
    
A la suite de la mort du prêtre, une enquête a été ouverte pour "homicide volontaire" et, en l'état, "aucun mobile lié à un motif terroriste" n'apparait dans cette affaire, avait précisé lundi Yannick Le Goater, le vice-procureur de La Roche-sur-Yon.
 

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