Alpes-Maritimes : des rayons essentiels ouverts ou non chez Maxi Bazar, Gifi, Centrakor... On a tenté d'y voir clair

Pour ce confinement acte 3, les magasins de décoration, les 'bazars' où l'on trouve un peu de tout sont ouverts, mais pas tous leurs rayons. Enfin, ça dépend des magasins. Vous êtes perdus ? Nous aussi. Alors on a tenté d'y voir plus clair, enseigne par enseigne.

Dans cette grande surface, la rubalise indique que les ballons sont interdits à la vente.
Dans cette grande surface, la rubalise indique que les ballons sont interdits à la vente. © ALH - FTV

Marre du confinement ? Envie de changer de décoration ? D'acheter des jouets pour les enfants pendant ces vacances anticipées à la maison ? De racheter des assiettes à dessert ? Il va falloir patienter. Ou bien trouver le bon magasin !

Pour ce confinement acte 3, les magasins de décoration, les 'bazars' où l'on trouve un peu de tout sont ouverts, mais pas tous leurs rayons. Enfin, ça dépend des magasins. Vous êtes perdus ? Nous aussi. Alors on a tenté d'y voir plus clair, magasin par magasin. 

> Pour y voir plus clair aussi sur les commerces essentiels : ouverts ou fermés ?

Cactus

Exemple dans une enseigne Maxi Bazar à Villeneuve-Loubet dans les Alpes-Maritimes : des bandes d'adhésif marron sur les rayons sont censées prévenir les clients qu'il est interdit d'acheter des assiettes, des verres ou des plats. En revanche, une poêle, c'est possible ! Les cactus de la nouvelle collection de printemps devront attendre sagement.

On a dû tout scotcher avec des banderoles pour montrer que ce n'était pas disponible

glisse une vendeuse.

Malgré l'impossibilité d'acheter des articles de décoration, l'enseigne poste des photos montrant les dernières nouveautés sur les réseaux sociaux. 

'Bête' ou carrément 'absurde'

Parfois, les clients ne se rendent pas compte que ces articles sont interdits à la vente. Ils arrivent à la caisse et ils posent les produits sur le comptoir, prêts à payer. La vendeuse est alors dans l'obligation de les refuser. Certains sont compréhensifs, d'autres trouvent cette situation 'bête' ou carrément 'absurde'. La vendeuse ajoute : "on essaye de vendre des choses essentielles (...) les gens ne comprennent pas pourquoi ils ne peuvent pas acheter alors que les coiffeurs sont ouverts".

Impossible pour ces magasins qui vendent des milliers d'articles de changer les code-barres. Les vendeurs doivent donc se souvenir de ce qui est autorisé à la vente ou pas. Un exercice de mémoire 'essentiel' ! 

Interdit d'acheter des verres ou des assiettes

En résumé, voilà ce qui est 'essentiel' : les produits d'hygiène, d'entretien, le papier toilettes, l'essuie-tout, les ustensiles de cuisines. En revanche, interdit d'acheter des verres ou des assiettes et aucun article de décoration alors que la nouvelle collection vient d'être livrée. Comprenne qui pourra...

En moyenne, près de 80 % des produits sont indisponibles à la vente. Des restrictions importantes qui refroidissent assez vite toute envie de shopping. Sur son site internet, Maxi Bazar se réfère au dernier décret en vigueur. L'enseigne a fermé tous ses magasins en Ile-de-France mais pas ceux des Alpes-Maritimes.

Dilemme

Lors du premier confinement ce Maxi Bazar était fermé. Cette fois, la police est venue contrôler le magasin et n'a pas demandé la fermeture. A l'entrée, gel hydroalcoolique, masque obligatoire... Les consignes sanitaires y sont respectées. 

D'autres magasins sont confrontés au même dilemme : ouvrir ou fermer ? Et selon quelles modalités ? Action, Gifi, Centrakor vendent eux aussi des articles de décoration, des cosmétiques, jeux pour l'extérieur, petit ameublement, shampoings... Ils ne sont pas considérés comme des enseignes de bricolage.

Normalement, seuls les magasins de première nécessité ont le droit d'ouvrir. Avec des changements par rapport au premier confinement.

Hard discount non alimentaire

Chez Action, la chaîne de magasins de hard discount non alimentaire, les boutiques restent ouvertes. Impossible de commander en ligne, il faut se déplacer. Leur serveur vocal informe qu'ils mettent à la vente un 'assortiment essentiel' et précise que 'la disponibilité des articles n'est visible qu'en magasin.' 

Une annonce critiquée par les clients-internautes sur les réseaux sociaux : "Pas dans mon magasin, Action, beaucoup de rayons sont sous plastique, au moment des vacances le petit bricolage est sous cellophane, même pas de quoi occuper les bambins artistes bricoleurs."

Du côté des autres enseignes, à Antibes, le magasin Gifi est ouvert en Click and Collect depuis deux mois déjà. La nouvelle collection printanière s'expose sur Facebook, mais pourrez-vous acheter ces articles ? Normalement, oui. 

La plupart des articles est disponible à la vente, le site internet affiche : "retrouvez en ligne toute l'offre du magasin". Contacté, le magasin GIFI à Cannes est ouvert également. Tous les rayons sont disponibles à la vente, sans distinction d'articles. Il y a six magasins dans les Alpes-Maritimes : Cannes, Antibes, Nice, Menton, Grasse et La Colle-sur-Loup.

En Corse, le Gifi de Porticcio a été mis en demeure pour avoir proposé des produits "non-essentiels" à la vente.

Décoration d'intérieur

L'enseigne Centrakor, qui vend des articles pour la décoration d'intérieur, compte 5 magasins dans les Alpes-Maritimes (Villeneuve-Loubet, deux à Nice, Cannes et Antibes). A Centrakor Nice Saint Isidore, l'enseigne a fait une demande de dérogation en arguant du principe que ce magasin, implanté dans un centre commercial, était multi-commerces. Résultat : pas de distinction non plus dans les rayons. Il est possible d'acheter de la décoration, des verres, de la vaisselle, des jouets 'en toute légalité', affirme un employé joint par téléphone. Seul changement, les jours d'ouverture sont du lundi au samedi. Le dimanche, c'est fermé. 

Liste allongée

Le décret n°2021-296 du 19 mars précise la liste des magasins de première nécessité qui ont le droit d'ouvrir. Une liste allongée par rapport au 1er confinement. Pour rappel, voici le décret sur le site du gouvernement

Les commerces suivants peuvent continuer leurs activités et accueillir du public entre 6 heures et 19 heures :

Établissement situé dans un centre commercial :

Les commerces suivants peuvent continuer à recevoir du public pendant la période de confinement entre 6 heures et 19 heures :

Finalement, face au grand bazar, les 'bazars' se sont organisés pour maintenir la vente, avec ou sans distinction des articles considérés comme 'essentiels', en 2021.

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