Ce sinistré est inondé pour la 5e fois en 20 ans à Biot

Michel Dotta devant la Brague, le fleuve qui a inondé sa maison toute proche. / © Michel Bernouin / France Télévisions
Michel Dotta devant la Brague, le fleuve qui a inondé sa maison toute proche. / © Michel Bernouin / France Télévisions

Michel Dotta vit dans l'angoisse. Cet habitant de Biot, dans les Alpes-Maritimes, a été inondé 5 fois en 20 ans, la dernière date de ce samedi après les fortes pluies qui ont touché la Côte d'Azur.

Par Sabrina Gotlib édité par Laurent Verdi

Sa villa est située à seulement 10 mètres de la Brague. Une fois de plus, ce weekend, ce fleuve côtier est sorti de son lit. C'est la 5e fois en 20 ans que Michel Dotta vit ce calvaire. 

Dans la maison de ce retraité, l'eau est montée jusqu'à 90 centimètres. Les traces sont encore présentes au rez-de-chaussée et dehors, plusieurs appareils ménagers et de nombreux déchets sont prêts à partir pour la déchetterie.
 

"C’est ça qui fait mal, c’est toutes les heures de travail et de transpiration qui s’en vont aussi à la déchetterie " nous livre Michel Dotta.


" Quand vous achetez quelque chose, ce n’est pas tombé du ciel, c’est votre argent personnel. C’est ça qui fait mal, c’est toutes les heures de travail et de transpiration qui s’en vont aussi à la déchetterie " nous livre Michel Dotta.
 
Michel Dotta a entreposé à l'extérieur des meubles et des objets destinés à la déchetterie. / © Michel Bernouin / France Télévisions
Michel Dotta a entreposé à l'extérieur des meubles et des objets destinés à la déchetterie. / © Michel Bernouin / France Télévisions
 

Des moments d'angoisse


Sans chauffage, sans électricité, ce sinistré, appréhende avec beaucoup d'inquiétude une énième inondation. " On le vit extrêmement mal dès qu’il pleut parce qu’on a toujours cette image. Petit à petit, je voyais l’eau monter samedi, mais arrivé à un certain stade vous êtes obligé de remonter à l’étage, chez vous, vous n’ouvrez plus aucune porte, vous êtes enfermé. "
 

Même si la décrue se poursuit depuis samedi après-midi, Michel Dotta est épuisé de ces intempéries à répétition. Dimanche matin, il a pris contact avec son assurance, un autre moment de stress.

" Jusqu’à quand l’assurance va accepter que l’on soit inondé et va accepter de rembourser ? Le gros problème il est là, pourquoi est-ce qu’on veut partir ? Parce qu’on se demande jusqu’à quand l’assurance va accepter de rembourser quelque chose. "

Nouvelle étape pour Michel Dotta, l'expertise. En 2015, l'étendue de ses dégâts avait été chiffrée à 240 000 euros.

A lire aussi

Sur le même sujet

Les + Lus