Meurtre de Salomé : le suspect déjà visé par une plainte d'une ex-compagne selon le Procureur de la république

Fabienne Atzori procureur de la République à Grasse. / © Eric Jacquet FTV
Fabienne Atzori procureur de la République à Grasse. / © Eric Jacquet FTV

Fabienne Atzori, procureur de la République à Grasse a tenu ce mercredi matin une conférence de presse. Mardi soir, le principal suspect a été mis en examen et placé en détention provisoire, après l'ouverture d'une information judiciaire pour "meurtre par concubin".

Par Anne Le Hars

Fabienne Atzori, procureur de la République à Grasse a tenu ce mercredi 4 septembre une conférence de presse pour faire le point suite au meurtre de la jeune Salomé à Cagnes-sur-Mer. Le corps avait été découvert le samedi 31 août à 12h40 sous un tas de détritus par une personne habitant le jardin voisin du lieu de la découverte.
C'est la police municipale qui s'est d'abord rendue sur place.

"Le corps présentait des traces de très nombreuses violences notamment à la face et une marque de strangulation", précise Fabienne Atzori.
 


Elle serait morte d'un traumatisme sur la tête selon les premières informations révélées par l'autopsie toujours en cours ce mercredi midi lors de la conférence de presse. Son compagnon Amin M., âgé de 26 ans, a été mis en examen et placé en détention provisoire ce mardi soir. Il risque la réclusion criminelle à perpétuité pour "meurtre par conjoint-concubin".

Pour Fabienne Atzori, "la jeune femme avait des liens distendus avec sa famille mais était toujours en lien avec elle". “Elle était sous emprise” raconte de son côté l’ancien employeur de Salomé.

Dans cette affaire une double enquête est ouverte : une sur les conditions d'intervention des forces de l'ordre et une seconde sur l'auteur des faits.
 

"L'IGPN a été saisie afin d'établir avec précision les conditions d'intervention des effectifs de police" a précisé Fabienne Atzori. Deux saisines, l'une administrative et l'autre judicaire sont en cours. 

C'est grâce aux images des caméras de vidéosurveillance de la ville que le suspect a finalement pu être interpellé dimanche. En garde à vue, il a dit être en couple avec la victime depuis neuf mois. Il conteste toujours être l'auteur de l'agression mortelle. Selon lui, "Salomé a fait une mauvaise renconte près de la gare."
 

Le suspect a déjà visé par une plainte d'une ex-compagne


Le jeune homme avait déjà été visé par une plainte pour violences déposée par une ex-petite amie en 2016 et classée sans suite faute de pouvoir être étayée, a déclaré la procureure de Grasse.

"Cette ancienne petite amie, mineure au moment des faits, avait déposé plainte au commissariat d'Antibes en indiquant avoir reçu une claque et puis qu'Amin aurait tenté, en lui liant les poignets et les pieds, de la projeter dans une baignoire parce qu'elle aurait été susceptible de l'avoir trompé", a précisé Mme Atzori. 

"Insuffisamment caractérisée", cette plainte déposée plusieurs mois après les faits allégués avait été classée sans suite, a indiqué la magistrate, ajoutant que la victime avait refusé une confrontation avec le suspect. Lui-même avait alors nié les faits, assurant au contraire que c'était sa petite amie qui, jalouse, le harcelait.

Selon Fabienne Atzori a fait état également d'une main courante déposée par la mère de cette jeune fille mineure expliquant Amin M. aurait "poussé involontairement" sa fille sur une voie ferrée près de Cannes. 
Cette jeune fille vient d'être entendue dans l'enquête sur le meurtre de Salomé.

Deux autres plaintes


Deux autres plaintes ont aussi visé le jeune homme en 2017 et 2018, déposées par la propre mère d'Amin. Cette dernière avait d'abord fait état de menaces de son fils voulant l'obliger à quitter le domicile "afin qu'il puisse avoir des relations avec ses copines", a précisé Mme Atzori --une plainte finalement retirée--, puis de violences sur ascendant, mais sans certificat médical.
Cette dernière plainte avait été classée.

La procureur a temriné sa conférence de presse par un point sur les violences faîtes aux femmes et les moyens de les révéler et les dénoncer : "qu'est ce que c'est que la vulnérablilité ? Comment intervenir ? Les femmes vicitmes de violences doivent être protégées malgré elles."
 

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