Le casse-tête de la rentrée avec les listes de fournitures scolaires est de retour. Entre le coût que ça représente pour le portefeuille et coût environnemental, le cartable et son contenu sont rarement écoresponsables. On vous propose cinq idées pour améliorer l'impact sur l'environnement.

Quel que soit le niveau scolaire de vos enfants, la liste des fournitures est toujours un casse-tête pour les parents. Il y a les éléments symboliques qui font plaisir (quand on a les moyens) et produits barbants qui reviennent chaque année. 

Les questions environnementales sont de plus en plus présentes dans nos esprits et parfois encore plus pour nos enfants très sensibilisés. Tentons la liste écoresponsable, locale ou du moins française pour une rentrée plus "verte". 

Le cartable

Premier élément et symbole d'un écolier : la cartable.

Pour le cartable, préférez des matières naturelles comme le lin ou le coton. Un atelier marseillais propose des produits écoresponsables et se veut "zéro déchet ou presque", ainsi l'une de leur production, par exemple, est fabriquée avec "100% du tissu en matériaux recyclé, fabriqué à partir de bouteilles en plastique (PET) recyclées."

Selon la créatrice de la marque, Clémentine Alaguillaume : "il faut acheter moins, mais mieux, ma collection est volontairement minimaliste. J'ai une démarche zéro déchet dans la conception et j'utilise ou recycle toutes les chutes de tissus."

Les cartables sont vendus entre 39 et 68 euros

Blouses et serviettes maison

Il est facile de se laisser tenter par la blouse tendance repérée dans un magazine ou au contraire d'acheter en lot au discount. Pour éviter les achats onéreux voir inutiles, le fait maison est toujours une bonne solution (encore faut-il avoir le temps, on en convient). 

En tout cas, c'est pour la planète et ça peut faire une super activité pour occuper les enfants pendant les vacances. De nombreux "tuto" propose de coudre soi-même et facilement les différents éléments de votre liste de rentrée. 

Pour les petites classes, il y a notamment les serviettes/ bavoirs pour la cantine, que l'on peut faire avec de jolis tissus ou mieux, de vieux tissus récupérés dans nos placards et là pour aussi vous "upcyclez" !

De nombreux sites proposent de vendre les produits confectionnés à la main pour les enfants comme les lingettes. 

La trousse et dedans

La première idée, simple à appliquer : faire le plus longtemps possible avec la même trousse. Un bon lavage pour un modèle en tissu voire plastifié, et c'est reparti pour un an !

Sinon, on pense aussi à détourner une pochette de Maman ! Autre option, l'"upcyclée". Celle de la fondation Cannes avec l'association GreenBee Event Upcycling et l'association Résines peut aussi être une solution. Le principe du "upcycling" c'est de récupérer des produits ou matière première pour les recycler en créant une plus-value.  Ces associations récupèrent, par exemple, les bâches du Festival de Cannes pour fabriquer des sacs, des trousses, des pochettes...

Les trousses seront distribuées à 660 enfants du CP de la ville de Cannes :" La Fondation Cannes a pour ambition d'instaurer une véritable solidarité locale sans recours à l’argent public. Les fonds privés collectés par l’organisation proviennent de particuliers comme d’entreprises et servent à financer des projets d’intérêt général portés par des associations cannoises en faveur de l'enfance et de l'éducation." explique la mairie de Cannes.

Cette démarche promeut l’économie circulaire et la valorisation des déchets plastiques par l’allongement de leur durée de vie.

Service de presse de la mairie de Cannes.

Cette fois, les trousses des écoliers sont fabriquées à partir des bâches du MIPIM, le salon de l'immobilier qui a lieu en mars.

Pour mettre dans la trousse, il existe à présent une panoplie de produit écoresponsable comme la colle végétale ou le retour de produit qui avec les années ont été modifiés comme la gomme en véritable caoutchouc et non en plastique. 

Du surligneur au "blanco", tous les produits existent en version écologique, mais c'est parfois beaucoup plus cher. Hormis l'impact sur l'environnement, il y a aussi l'impact sur notre santé. L'ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail) pointe la composition des fournitures scolaires. 

L’Agence indique que les familles de substances chimiques le plus souvent identifiées sont :

  • les phtalates ;
  • les composés organiques volatiles (COV) dont le formaldéhyde, le chloroforme, le toluène ;
  • des nitrosamines ;
  • le benzène ;
  • les métaux lourds comme le chrome hexavalent, le cadmium, le nickel ou le plomb ;
  • les perfluorés (PFAS),
  • les colorants ;
  • le bisphénol A ;
  • les isothiazolinones et autres conservateurs ;
  • les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) ;
  • les substances parfumantes.

Si l'on ne peut pas acheter de l'écologique, il faut essayer de ne pas gâcher et de faire le tri pour ne pas racheter ce que l'on peut utiliser des années précédentes.

Ne pas oublier les crayons en bois voire en papier et les versions rechargeables.

Pour les instruments de mesure en bois gravé ou en aluminium (là, c'est une seule règle jusqu'au bac !).

Et dans le classeur ?

La tentation est grande de remplir le sac de classeur et cahier à la couverture plastifiée, résistante donc. Mais polluante. 

Sachez qu'il existe des plastiques recyclés, mais les classeurs et intercalaires en carton recyclé ont encore la cote, sont aussi solides et en plus peuvent être décoré au goût de l'écolier ! Le carton épais et le papier recyclé permettent des économies de matières premières, d’eau, d’énergie. Idem pour les intercalaires !

La blancheur de la copie peut aussi être revue à la baisse. Les feuilles en papier recyclé sont de plus en plus claires. Le beige, typique du recyclé, n'est que rarement encore la seule version. Les fabricants ont fait un gros effort concernant le tri du papier pour garantir ce résultat presque maculé. 

Le couvre livre

Un dernier petit geste. Lorsque les enfants ont des cahiers à protéger ou des livres lorsqu'ils arrivent au collège : il y a, en fonction des établissements, nécessitée de couvrir les livres. Ce fameux film plastique en rouleau qui n'a rien d'écologique. 

Alors revenons là aussi aux anciennes méthodes, c'est pas cher, c'est facile (pas besoin de couture cette fois) et ça peut être très joli : le couvre livre en papier ou en tissu.

De nombreux blogs proposent des méthodes pas à pas pour emballer vos livres et cahiers et si vous souhaitez malgré tout les acheter, ça se trouve très facilement maintenant. 

Tout est une question d'habitude, une rentrée écoresponsable se réfléchit et se prépare davantage la première fois. Une fois les repères trouvés et les bons plans, c'est un mode de fonctionnement écologique et économique (mais chronophage...). Et si possible, on pense circuit court, mieux vaut éviter les produits fabriqués au bout du monde dont l'impact carbone peut valoir un zéro pointé pour la planète !