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Assises d'Aix-en-Provence : procès en appel d'un braqueur présumé du bijoutier de Nice

© JEAN CHRISTOPHE MAGNENET / AFP
© JEAN CHRISTOPHE MAGNENET / AFP

L'un des braqueurs présumés d'une bijouterie à Nice en 2013, condamné à 15 ans de réclusion criminelle par la cour d'assises en mai 2016, est jugé en appel à partir de ce vendredi à Aix-en-Provence. Le bijoutier qui avait ouvert le feu et tué le deuxième braqueur sera jugé pour meurtre en mai.

Par Laure Bolmont

L'affaire avait défrayé la chronique : le 11 septembre 2013, un bijoutier de Nice abattait l'un des braqueurs de son établissement.
Stéphane Turk, avait ouvert le feu sur deux agresseurs en fuite qui venaient de le cambrioler, blessant mortellement le conducteur du scooter. Le bijoutier sera jugé à partir du 28 mai prochain devant la cour d'assises de Nice pour le meurtre d'un des braqueurs âgé de 19 ans. Ce vendredi, s'ouvre en appel, à Aix-en-Provence, le procès du deuxième braqueur présumé qui a survécu : Ramzi  Khachroub, condamné à quinze ans de réclusion criminelle par la cour d'assises des Alpes-Maritimes en mai 2016.


Rappel des faits


Le 11 septembre 2013, un peu avant neuf heures du matin, à l'ouverture de sa bijouterie, la Turquoise, Stéphane Turk est agressé par deux hommes armés et casqués qui violentent le propriétaire âgé de 67 ans, avant de lui arracher 124 000 euros d'or et de bijoux entreposés dans un coffre.
Le braquage ne dure que quelques minutes et les malfaiteurs tentent de prendre la fuite en scooter. Le bijoutier s'empare alors d'un revolver et ouvre le feu, depuis sa boutique, à trois reprises en direction des fuyards. Anthony Asli, 19 ans, est mortellement touché dans le dos.

Le bijoutier niçois, d'origine libanaise, Stephan Turk est mis en examen pour homicide involontaire et bénéficie à l'époque d'une vague de soutien sur les réseaux sociaux avec 1,6 millions de "j'aime" sur Facebook. Ce braquage très médiatisé avait  ouvert le débat sur la légitime défense, rapidement écartée par la justice au vu des circonstances.

En première instance, Ramzi  Khachroub a nié avoir pris part au braquage et avait refusé toute expertise psychologique et psychiatrique. Son empreinte génétique avait pourtant été retrouvée sur un bidon d'eau de javel qui avait servi à effacer toute trace sur le scooter. Il comparaissaitt en appel pour vol avec arme et recel provenant d'un vol.  
Le bijoutier est une nouvelle fois partie civile avant son procès pour meurtre.


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