Ce que l'on sait des futurs radars sonores pour motos bientôt installés à Nice

Publié le Mis à jour le
Écrit par Anne Le Hars
Lors d'une manifestation contre la limitation de vitesse à 80Km/heure sur les routes en 2018.
Lors d'une manifestation contre la limitation de vitesse à 80Km/heure sur les routes en 2018. © XAVIER DE FENOYL / MAXPPP

Des radars sonores vont être testés dans les prochaines semaines dans sept collectivités dont Nice, avec dans trois mois des amendes de 135 euros pour les véhicules trop bruyants.

Ce mardi 4 janvier ou demain mercredi, trois radars équipés de trois technologies différentes seront mis en marche dès la publication d'un décret au Journal officiel, sur la route qui traverse Saint-Forget dans les Yvelines dans la vallée de Chevreuse, adorée des motards, au sud-ouest de Paris.

Un autre "radar méduse" équipé d'une caméra et de micros y avait déjà été testé.

Six autres collectivités vont étrenner dans les prochaines semaines ces radars :

  • Paris
  • les métropoles de Nice
  • celle de Toulouse
  • Bron dans la métropole de Lyon
  • Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine)
  • Villeneuve-le-Roi (Val-de-Marne).

Les radars seront d'abord testés sans constatation d'infractions.

Le but ?

Le but est notamment de déterminer le niveau sonore maximal, fixé à 90 décibels dans un premier temps. Jusqu'ici, le niveau sonore maximal était propre à chaque véhicule, et inscrit sur sa carte grise. Seuls des contrôles à l'arrêt permettaient aux forces de l'ordre de vérifier sa conformité.

Les radars sonores doivent permettre "d'amplifier les contrôles et d'améliorer
leur efficacité", souligne le ministère. Au bout de trois mois, une deuxième phase d'expérimentation pourra déboucher sur des contraventions de 4ème classe, soit une amende forfaitaire de 135 euros, minorée à 90 euros en cas de paiement dans les 15 jours.

"Des réglementations existent déjà mais la généralisation des contrôles est un levier essentiel pour lutter efficacement contre cette source de pollution, en particulier sur la voie publique",

Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique.×

L'exposition au bruit, principalement des transports, a un "coût social" de plus
de 147 milliards d'euros par an en France, notamment en termes de conséquences
sanitaires indirectes, selon un rapport publié en juillet 2021 par Conseil national
du bruit et de l'Ademe (Agence de la transition écologique).

Avec AFP

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