Décès d'un prêtre de Nice accusé d'attouchements sur mineurs : la colère des victimes privées de procès

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Le procès de Jean-Marc Schoepff, prêtre niçois accusé d'attouchements sur mineurs, n'aura pas lieu, l'homme étant décédé le 24 mai. Pour ses victimes déclarées, la justice a été trop lente. ©A. Benbournane / H. Nicolas / D. Mouaki / L. Gitton / France Télévisions

Le prêtre niçois Jean-Marc Schoepff, accusé par neuf hommes d'agressions sexuelles lorsqu'ils étaient mineurs, devait être jugé prochainement. Le procès n'aura pas lieu, Jean-Marc Schoepff étant décédé, vendredi 24 mai. Les victimes qui attendaient le procès déplorent les lenteurs de la justice.

Les victimes déclarées du père Jean-Marc Schoepff ne décolèrent pas. Le prêtre niçois, accusé par neuf hommes d'agressions sexuelles lorsqu'ils étaient mineurs, pour la plupart dans les années 1980, devait être jugé prochainement. Le procès n'aura pas lieu, Jean-Marc Schoepff étant décédé d'une crise cardiaque, vendredi 24 mai, à l'âge de 67 ans.

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Pour les victimes qui attendaient le procès, la déception est grande. Après la mort du religieux, toutes les charges ont été abandonnées par le parquet. "Il ne sera jamais condamné et justice ne sera jamais rendue pour nous", déplore François Bidart, l'une des victimes. "C'est très dur, c'est un combat qui a été mené pour rien", évoque-t-il, regrettant les lenteurs de la justice.

Je me dis que, finalement, celui qu'il adorait tant l'a rappelé à lui pour qu'il soit empêché maintenant de faire du mal parmi nous.

Benoît Valla, l'une des victimes

Le procès, initialement prévu au 9 septembre 2024 en raison de l'état de santé d'un de ses avocats. "Je trouve ça scandaleux, la justice n'a pas été à la hauteur de A à Z", regrette François Bidart. "Je me dis que, finalement, celui qu'il adorait tant l'a rappelé à lui pour qu'il soit empêché maintenant de faire du mal parmi nous", évoque Benoît Valla, une autre des victimes.

Relations rompues avec le diocèse

L'amertume est d'autant plus grande que l'évêque de Nice, Jean-Philippe Nault, devrait présider la cérémonie des funérailles de Jean-Marc Schoepff, samedi 1er juin. "Nous sommes profondément blessés par la complaisance des autorités ecclésiastiques du diocèse niçois", a fait savoir, mercredi 29 mai, le collectif Libère ta parole, qui rassemble les victimes, indiquant avoir pris "à la majorité, la décision de rompre (...) tout lien" avec Jean-Philippe Nault et dénonçant "une faillite morale".

Dans l'éventualité où l'évêque de Nice officierait effectivement lors des funérailles de Jean-Marc Schoepff, le collectif Libère ta parole annonce qu'il se tient prêt à tenir un rassemblement public le même jour. "Cette reconnaissance de la part des hautes instances de l'Église nous est insupportable", explique Benoît Valla.

Jean-Marc Schoepff avait été suspendu par le diocèse comme curé à l’ouverture de l’information judiciaire, en 2018, un an après la première plainte. Le prêtre contestait les faits qui lui étaient reprochés.

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