Des agents de la Métropole de Nice voulaient la hausse de leurs tickets resto, des ateliers sur la gestion des budgets proposés en réponse

Lors d'une réunion au cours de l'été, le syndicat de la Métropole de Nice Côte d'Azur avait demandé une hausse de la valeur du ticket-restaurant. Cette demande leur a été refusée, à la place des ateliers de sensibilisation sur la gestion du budget a été mise en place pour les agents.

Les agents de la Métropole de Nice Côte d'Azur ont reçu tout récemment, en interne, un courrier qui a suscité leur incompréhension. Il s'agit "d'ateliers d'information et de sensibilisation sur la gestion du budget des ménages", avec deux dates proposées, le 7 novembre et le 5 décembre.

Une proposition "difficilement entendable" et une "réponse bien indécente de la Métropole face à l'inflation", indique Hugues Jeffredo, Secrétaire général CGT Nice Métropole Côte d’Azur.

Une demande d'augmentation du ticket-restaurant

Quelques mois plus tôt, fin juin, lors d'un comité social territorial au niveau de la Métropole, le syndicat des agents a demandé une revalorisation du ticket-restaurant, qui a été refusée par la Métropole.

"Actuellement, nos tickets s'élèvent à 9 euros et on aimerait qu'ils passent à 13 euros, c'est le plafond autorisé, explique le syndicaliste de la CGT.

On nous a exposé plusieurs arguments de refus qui pour moi ne sont pas valables, le coût supplémentaire pour l'entreprise et l'augmentation de la participation des agents.

 Hugues Jeffredo, Secrétaire général CGT Nice Métropole Côte d’Azur.

Plusieurs éléments de réponses ont été proposés à ce moment-là par la Métropole, des rencontres avec les assistantes sociales du personnel pour apporter une aide financière et une formation non-obligatoire pour les agents sur la gestion de leur budget.

C'est bien cette deuxième proposition qui crispe du côté des syndicats.

Les ateliers proposés : 

"Là, on s'étrangle. Les agents subissent de plein fouet la crise et on va leur expliquer comment gérer leur budget et ce qu'ils doivent mettre de côté pour payer un loyer, les factures alors qu'à la fin il ne leur reste quasiment rien", atteste Hugues Jeffredo.

Sur la Métropole Nice Côte d'Azur, il y a environ 13 000 agents.

Il y a de nombreux agents qui ne gagnent que le SMIC et qui sont en grande précarité et qui ont des contrats de 28 heures,

Hugues Jeffredo.

Le syndicat CGT de la Métropole a déjà prévu une journée d'action le 13 octobre prochain lors d'une manifestation nationale. Plusieurs revendications sont prévues : hausse de la valeur du point d'indice, indemnités liées au télétravail... Le syndicaliste ajoute : "le point d'indice a augmenté de 1,5 %, c'est nettement insuffisant face à l'inflation qui nous frappe."

Contactée, la Métropole Nice Côte d'Azur se défend des propos rapportés par le syndicat CGT dans une lettre : 

Ils ne reflètent pas la réalité des échanges tenus dans le cadre d'une instance paritaire.

Communication de la Métropole de Nice Côte d'Azur.

La Métropole argumente sur le fait qu'elle a toujours été "attentive aux conditions de travail et de vie de ses agents".

Et rappelle que "Christian Estrosi a souhaité en 2019 une revalorisation de la valeur faciale des tickets restaurant pour l’ensemble du personnel. A ce jour, la participation de l’employeur se fait à hauteur de 60% du prix du ticket restaurant, c’est-à-dire le plafond maximal."

Elle cite le dégel du point d'indice qui a été récemment revalorisé et la mise en place des aides sociales et financières individuelles et l'application future d'une "prime inflation" lorsque "les conditions d'attributions auront été définies par un décret à paraitre".