Dry January : 3 questions sur le mois de janvier sans une goutte d'alcool

Le Dry January a commencé ce lundi 1ᵉʳ janvier. Pendant un mois, les participants à ce mouvement d'ampleur ne vont pas consommer d'alcool. Retour sur cette pratique dont les vertus sont avérées en trois questions.

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Le mois de janvier, c'est sans alcool. Tout du moins, si vous choisissez de vous joindre au mouvement du Dry January. Cet anglicisme, dont la traduction littérale est "janvier sec" mais que l'on appelle en français "Le défi de janvier", correspond à l'idée de ne pas boire une seule goutte d'alcool durant tout le mois de janvier. 

Certains s'adonnent au Dry January chaque année, d'autres le font pour la première fois en 2024. Ce qui est sûr, c'est que cette pratique lancée en France il y a cinq ans a des effets positifs sur la santé des participants. Plusieurs études le démontrent.

Ce mardi 2 janvier, le docteur Gérald Kierzek a apporté son éclairage au micro de France Bleu

Pourquoi fait-on le Dry January ? 

"C'est d'abord quelque chose qui a séduit au Royaume-Uni", explique le docteur Kierzek, puis c'est devenu un défi de plus en plus populaire qui s'est aujourd'hui répandu à l'échelle mondiale". "Le Dry January, c'est l'occasion de reprendre le contrôle, de se poser la question de sa consommation d'alcool. C'est faire une pause stratégique pour se dire [est-ce qu'il ne faut pas que je change mes habitudes ?]", poursuit le médecin. 

Pour lui, le Dry January est également une introspection : "c'est une découverte de soi, car l'on voit bien qu'éliminer l'alcool de sa vie quotidienne amène les participants à découvrir de nouvelles facettes d'eux-mêmes. Cela peut conduire à une meilleure compréhension de la relation que l'on a avec l'alcool et avec les autres. Car évidemment, on vit différemment..."

Quels sont les bienfaits du Dry January ? 

"Quand on arrête de consommer de l'alcool, on a des bienfaits à court terme et à long terme. On a tout à gagner à arrêter l'alcool. Cela améliore la santé mentale. Des études ont montré que sur certains participants, cela améliorait leur bien-être psychique. Même avec juste un mois d'abstinence, cela permet de se sentir mieux, de diminuer le niveau de stress, d'avoir une meilleure concentration et une humeur plus stable", abonde Gérald Kierzek.   

Et ce n'est pas tout : "cela va améliorer votre sommeil. S'il est perturbé, vous verrez qu'en levant le pied sur l'alcool, vous allez avoir des nuits plus reposantes et cela peut avoir un impact sur votre énergie et sur votre quotidien. Vous allez perdre du poids, car l'alcool, c'est du sucre. Là aussi, c'est un très bon régime. Cela va également alléger votre porte-monnaie. L'élimination de la consommation d'alcool entraîne des économies financières significatives, c'est un peu comme le tabac ! Vous pouvez faire le calcul sur l'année, c'est plutôt pas mal..." 

Comment respecter le Dry January pendant un mois ? 

L'énumération de tous ces bienfaits pour la santé constitue une motivation pour les personnes qui jouent le jeu de cette campagne non-officielle de santé publique. Néanmoins, certains peuvent avoir du mal à respecter leurs engagements dans la durée et sont tentés de craquer avant la fin du mois.

À ce moment-là, il faut savoir s'appuyer sur les autres. Fournir un effort pour un défi commun à des milliers de gens génère un effet collectif de solidarité. "Le Dry January, c'est un mouvement planétaire, s'enthousiasme Gérald Kierzek, vous allez trouver des copains de Dry January ! Ce soutien social est important car c'est difficile, parfois, d'arrêter l'alcool". 

Bien que le volume global d’alcool pur consommé en France soit en diminution depuis les années 1960, l'Hexagone reste parmi les pays les plus consommateurs au monde. Selon une large étude de Santé publique France publiée en 2020, plus de 40 000 décès par an sont attribuables à l'alcool.

En région PACA, la consommation quotidienne des adultes est légèrement plus élevée que la moyenne nationale.