"En général, les collectionneurs créent la rareté" : les vignettes Panini pour les JO de Paris sont conçues à Nice

À l'approche des Jeux olympiques de Paris 2024, l'éditeur Panini a mis en vente son célèbre carnet d'autocollants à collectionner. C'est à Nice, où se situe le siège français de l'entreprise, que sont conçues les vignettes représentant les joueurs de l'équipe de France olympique et paralympique.

Ils sont connus internationalement et se vendent parfois à prix d'or sur le marché d'occasion. Le autocollants Panini à collectionner agitent les passions dans les cours de récréation – ou chez les plus grands – à l'approche des grandes compétitions sportives.

Début avril, à près de cent jours des Jeux olympiques de Paris 2024, Panini a mis en vente ses vignettes à l'effigie des athlètes français. Cette année, alors que l'éditeur italien fête ses 50 ans, il a convaincu 441 sportifs de l'équipe de France olympique et paralympique de prêter leur image. Le paquet d'autocollants bleu, blanc et rouge s'arrache déjà dans les bureaux de tabac, ainsi que l'album pour tous les rassembler.

"J'ai reçu trente paquets et j'ai tout vendu ! Un monsieur est venu et il a tout pris", raconte Quentin Brinon, buraliste à Nice.

Conception niçoise

C'est justement dans la capitale azuréenne qu'a été conçu l'album des Jeux olympiques, puisque c'est à Nice qu'est installé le siège français de Panini. L'équipe s'est affairée pour produire un album dans lequel on collectionne en apprenant. "Dans l'album, on trouve des textes spécifiques aux disciplines. On explique un peu l'historique, les règles, parce que certaines disciplines ne sont pas très connues, notamment en paratlhétisme", explique Rémi da Costa Araujo, le responsable collections sport de Panini en France.

La joueuse de tennis niçoise Alizée Cornet, le cavalier Alexandre Avache, aussi niçois, ou encore le basketteur handisport Christophe Carlier, de Cagnes-sur-Mer, font partie des athlètes de la collection. Quelle que soit leur discipline ou leur niveau de célébrité, tous les sportifs ont eu le droit au même tirage, affirme Panini.

Des millions de stickers imprimés

"On édite toujours tous les stickers en quantité strictement identique. Mais parfois, la rareté se crée", explique une responsable de Panini France. "On a tous entendu parler des autocollants de Zinédine Zidane, de Mbappé, qui étaient un peu plus rares que d'autres sur le marché secondaire. C'est tout simplement, en général, les collectionneurs qui créent la rareté, parce que quand on a des doubles de Mbappé, on veut les garder !", détaille-t-elle.

La firme reste discrète sur le nombre total de stickers imprimé dans la collection olympique. Tout juste précise-t-elle que ces vignettes spéciales Jeux olympiques se comptent "par millions". 

Déjà, les collectionneurs organisent des échanges sur les réseaux sociaux. Pour initier sa collection en se procurant l'album et 23 pochettes, contenant chacune six autocollants, il faut compter 19,95 euros. Car ce loisir de collection n'est pas sans coût : à 50 euros la boîte de 300 stickers, il faut débourser au moins une centaine d'euros pour avoir une chance de finir la collection des 441 cartes. Et il faudrait pour cela ne faire presque aucun doublon, ce qui est inespéré !

De nombreuses entreprises françaises participent à leur niveau aux Jeux olympiques de Paris 2024. Un chantier naval de l'Hérault prépare des embarcations militaires. En Moselle, on fabrique les torches pour la flamme olympique.