INFO FRANCE 3. Le Parquet ouvre une enquête pour prise illégale d'intérêts sur le Nice Climate Summit

Le Nice Climate Summit avait été organisé à Nice les 28 et 29 septembre derniers. Et il avait fait l'objet de plusieurs polémiques. Aujourd'hui, il est au cœur d'investigations policières. Le maire de Nice, Christian Estrosi, va également porter plainte pour "dénonciation calomnieuse".

Le Nice Climate Summit se voulait être un lieu de débats et de discussions sur le changement climatique et la préservation de la biodiversité. Mais cet événement, organisé à Nice (Alpes-Maritimes) en septembre 2023, a surtout fait parler de lui avec des polémiques : la présence du pétrolier TotalÉnergies en sponsor et le projet d'animation de deux tables rondes par Laura Tenoudji Estrosi, l'épouse du maire Christian Estrosi.

La mairie de Nice et la Métropole Nice Côte d'Azur figuraient parmi les organisateurs de cet événement.

Plainte pour dénonciation calomnieuse

Interrogé par France 3 Côte d'Azur, le procureur indique qu'il va ouvrir une enquête préliminaire pour "prise illégale d'intérêt". Cette enquête sera confiée à la police judiciaire.

Le Parquet ne cite pour l'instant personne en particulier. Mais cette procédure intervient après le signalement concernant la présence, lors de ce sommet, de Laura Tenoudji Estrosi. Un signalement réalisé par trois conseillers municipaux écologistes : Juliette Chesnel-Leroux, Jean-Christophe Picard et Fabrice Decoupigny.

Olivier Baratelli, l'avocat de Christian Estrosi, dénonce une "instrumentalisation permanente et vaine de la justice". "Monsieur Picard, ancien président d’Anticor, cherche à faire des signalements tous azimuts, dans le but assumé de nuire à la municipalité chaque mois", réagit l'avocat auprès de France 3 Côte d'Azur. Ce dernier annonce que son client va, en retour, "déposer une plainte pour dénonciation calomnieuse" envers les trois élus écologistes.

La veille du sommet, face à des soupçons de conflit d'intérêts, cette dernière avait préféré annuler sa présenceDans un communiqué, les deux collectivités locales avaient pris la défense de la journaliste, qui "travaille depuis plus de 5 ans, à l’année avec La Tribune, sur des reportages et projets [...] qui n’ont aucun lien avec Nice". Cette apparition lors du Nice Climate Summit devait se faire "à titre bénévole".