Les actes antisémites se multiplient dans les Alpes-Maritimes, les rassemblements pour les dénoncer aussi

Deux rassemblements contre l'antisémitisme ont lieu ce dimanche à Nice : l'un à l'appel de Christian Estrosi, l'autre de l'association des maires des Alpes-Maritimes présidée par Jérôme Viaud. Des manifestations qui interviennent dans un contexte de recrudescence des actes antisémites dans les Alpes-Maritimes.

Deux rendez-vous pour une même cause : le refus de l'antisémitisme. Les Azuréens sont appelés à se réunir ce dimanche à Nice, comme le sont tous les Français ailleurs dans le pays. Mais avec cette particularité locale qu'à Nice, il y aura bien deux rassemblements.

Le premier est prévu à 11h30 devant le monument du Centenaire à l'appel du maire, Christian Estrosi et du président local du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF Sud-Est), Jérôme Culioli.

De nombreux Azuréens ont répondu à ce premier appel au rassemblement. Selon la ville de Nice, 3000 personnes étaient réunies sur le quai des Etats-Nice en face du théâtre de Verdure.

Le second rassemblement est prévu à 15 heures, comme dans de nombreuses villes de France, devant le palais préfectoral (place Pierre-Gautier), à l'appel de l'association des maires des Alpes-Maritimes présidée par Jérôme Viaud et de l'association des maires de France présidée par David Lisnard.

Les organisateurs des deux rassemblements sont restés sur les positions, refusant de fusionner les manifestations malgré le courrier envoyé par David Lisnard et Jérôme Viaud à Christian Estrosi dans lequel ils proposent "dans un souci d’unité face à l’antisémitisme, de réaliser un événement unique."

"Je suis Juif"

Au micro, David Lisnard a insisté sur "la nécessité de ne pas être dans la compassion" mais "dire à nos compatriotes Juifs que, de même que nous disions il y a quelques années 'Je suis Charlie', aujourd'hui lorsque nous ne sommes pas Juifs comme c'est mon cas, de dire 'Je suis Juif'. Et que dès qu'un Juif est attaqué, c'est notre société, c'est notre République, c'est ce que nous sommes qui est attaqué. Nous sentons que l'heure est grave. Si nous ne sommes pas capables d'avoir la tête haute et de garder les yeux hauts, nos enfants ne vivront ni en liberté, ni en sécurité"

Ces initiatives qui interviennent dans un contexte de montée des actes antisémites en France, et dans les Alpes-Maritimes. Tags, injures et menaces se sont multipliés depuis le 7 octobre, date de l'attaque du Hamas contre Israël.

Plus de 40 actes antisémites dans les Alpes-Maritimes

Dans le ressort du tribunal judiciaire de Nice (l'est du département), 25 "faits de nature à présenter une dimension antisémite"  avaient été enregistrés au 6 novembre : "des faits d’apologie, des faits de menaces, des faits de dégradation avec cette circonstance aggravante" indiquait Damien Martinelli, le procureur de la République de Nice, sur France Bleu Azur.

Une quinzaine d’enquêtes sont en cours, cinq poursuites pénales : deux concernant des mineurs et trois concernant des majeurs.

Dans l'ouest du département, dans le ressort du tribunal judiciaire de Grasse, le parquet a lancé 16 procédures pour "tags à caractère antisémite, provocation publique à la discrimination, injures publiques, menaces de mort, violences volontaires en raison de la religion réelle ou supposée de la victime, apologie du terrorisme" précise le parquet à France 3 Côte d'Azur.

Deux auteurs ont été placés en détention en attendant d'être jugés prochainement en comparution immédiate. Deux autres font l’objet d’une convocation en comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité.

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