Les chauffeurs de taxis des Alpes-Maritimes contre le covoiturage sanitaire obligatoire : "nous sommes opposés aux charters médicaux"

Ils sont vent debout contre un article de la loi de financement de la Sécurité sociale 2024 qui modifie le transport sanitaire des patients dès le 1ᵉʳ janvier 2024 et impose le covoiturage sous peine de remboursement minoré. Et ils le font savoir dans tout le pays ce lundi matin avec deux manifestations, l'une à Mandelieu, l'autre à Nice.

"Non à l'ubérisation du transport médical, oui à la dignité du patient" ! C'est le slogan des chauffeurs de taxis qui manifestent ce lundi dans toute la France à l'appel de quatre fédérations. 

Sur l'autoroute A8, au niveau de Mandelieu-La Napoule et à Nice au niveau de l'entrée 54, de forts ralentissements sont en cours suite à deux opérations escargot.

Une réforme sans concertation

Car depuis ce 4 décembre, la grogne va crescendo. L'article 30 de la loi de financement de la Sécurité sociale, adoptée via un 49-3 modifie les règles du transport sanitaire.

À compter du 1er janvier 2024, pour les patients transportés pour des rendez-vous médicaux ou des soins, la règle sera le covoiturage et les malades devront réserver un taxi sur une plateforme.  Un transport partagé et en cas de refus une prise en charge moindre de la Sécurité sociale. Des "charters médicaux " selon les manifestants "qui ne prennent pas en compte la réalité médicale des patients". Des patients vulnérables, malades" selon Rachid Boudjema, président de l'Union Nationale des taxis, qui faute de pouvoir choisir leur transporteur, devront attendre plusieurs heures avant ou après les soins. 

Autre paramètre pour les taxis : l'argent. Tous les chauffeurs font du transport de malades, mais dans le haut pays, cette activité représente une grosse partie du chiffre d'affaires. Ce co-voiturage, c'est forcément un manque à gagner !

Le maire de Nice, soutien du mouvement de protestation

Décidément, le transport partagé voulu par le gouvernement est contesté, y compris par le maire de Nice Christian Estrosi et son premier adjoint Anthony Borré.

Informer le public, tel est le but de cette matinée. Les deux convois  se sont dirigés vers les hôpitaux du département pour tracter et expliquer aux patients les conséquences de cet article 30.

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