L'OGC Nice sombre contre Dijon (4-0)

L’entraîneur du Gym Patrick Vieira tête basse après le coup de sifflet final. / © YANN COATSALIOU / AFP
L’entraîneur du Gym Patrick Vieira tête basse après le coup de sifflet final. / © YANN COATSALIOU / AFP

Grâce à sa démonstration (4-0) à Nice, Dijon a remporté sa troisième victoire de la saison en L1 et rejoint le Paris SG en tête du classement, plongeant par la même occasion les Aiglons de Patrick Vieira, apathiques, dans le doute après seulement trois matches.

Par AFP

Que les débuts en Ligue 1 sont compliqués pour Vieira. Pour son retour en France, l'ex-entraîneur du New York City FC n'a toujours pas goûté à la victoire. En deux rencontres à domicile (contre Reims et Dijon), son équipe n'a pas marqué le moindre but.
    
Contre Dijon, à l'image de Myziane Maolida ou de Pierre Lees-Melou, elle s'est montré très fébrile devant les cages adverses. Mais bien pire, elle a surtout baissé les bras dès le premier but encaissé (67). La crise couve déjà sur la Côte d'Azur.
 
  
C'est tout le contraire en Bourgogne. La formation d'Olivier D'all'Oglio, très joueuse, mais aussi solidaire et capable de faire le dos rond dans les moments délicats, a détruit mentalement son adversaire. 
    
Et l'on a découvert une jolie pépite en la personne du virevoltant Jules Keita, 20 ans, auteur d'un doublé et d'une passe décisive après son entrée en jeu dans la dernière demi-heure.
    
Dijon tient tête au PSG, rien que cela, avec la même différence de but (+7), et n'est devancé par le champion sortant qu'au nombre de buts marqués (9 contre 8).

Un scénario pourtant difficile à imaginer en début de rencontre... La rencontre débutait sur un bon rythme. Les deux formations, à connotation offensive, cherchaient à aller de l'avant. A ce jeu de tentative de déstabilisation adverse, les Niçois étaient les premiers à l'oeuvre. Saint-Maximin, recentré et aux prises de balle toujours aussi déroutantes, débordait et centrait pour Maolida, dont l'intelligente remise de la tête était dégagée par Lautoa (9).
    
La réplique bourguignonne survenait également à la suite d'un centre en retrait. La reprise de Sliti était détournée en corner par Tameze (14).
 

Keita étincelant


Progressivement cependant, les hommes de Vieira prenaient le dessus. Mais, comme face à Reims lors de la première journée, l'incapacité chronique à cadrer une frappe allait être radicale. A la suite d'un centre en retrait de Maolida, Lees-Melou, seul à six mètres, déchirait complétement sa reprise (33). Puis une tête de Maolida à la suite d'un centre de Boscagli passait encore à côté (38).
   
Alors, comme souvent, un contre adverse peut être assassin. Et à la toute dernière minute avant la pause, une tête du petit Sammaritano obligeait Cardinale à une belle parade (45). 
    
Cela constituait la seule tentative cadrée de la première mi-temps. Mais les Aiglons semblaient revenir de la pause avec un surplus de motivation. Tameze cadrait un premier essai (47). Une tête de Maolida tapait ensuite la base du poteau droit de Runarsson (52). Nice poussait. Lees-Melou (56 et 63) et Dante (59) s'essayaient encore. Sans réussite.

La sanction tombait imparablement. Le coup-franc, généreusement accordé par M. Delajod pour une faute sur l'excellent entrant Keita, enfantait une combinaison dijonnaise au cours de laquelle le Marocain Aguerd reprenait victorieusement un centre de Loiodice (0-1, 67).
    
Nice lâchait alors. Et successivement, Haddadi, servi par Keita, (2-0, 83), puis Keita, par deux fois dans une défense absente (3-0, 86, 4-0, 90+1), détruisaient une équipe de Nice en perdition.
 

La réaction de Patrick Vieira

"C'est un scénario catastrophique pour nous. Perdre 4-0 à domicile, c'est difficile à accepter. On s'est créé beaucoup d'occasions nettes sans marquer. On a manqué d'agressivité sur le plan offensif et sur le plan défensif. On a été timide. Le message aux joueurs à la fin du match a été celui-ci: Bien jouer ne suffit pas.

On a besoin de plus. On ne l'a pas eu ce soir. La défaite est due au manque de réussite et d'agressivité. On manque de caractère, de personnalité et d'agressivité.

C'est pour ça que ce scénario est devenu catastrophique. On n'a pas assez de joueurs pour porter l'équipe vers le haut. Mais cela se travaille. C'est quand on est dans le dur qu'on voit le caractère de chacun. C'est un beau challenge à relever. Ce manque de rigueur et d'agressivité résume les premiers matches. On est dans le dur.

Mais je crois en ce groupe, dans les joueurs. On va travailler pour réagir dès le prochain match. On va retourner la situation. Sans aucun doute.
 

A lire aussi

Sur le même sujet

Un témoin raconte l'intervention à Saint-Raphaël

Les + Lus