Opération "Sortez Couver(cle)!" : des "capotes de verre" contre la drogue du violeur dans les Alpes-Maritimes

La semaine nationale de la santé sexuelle a débuté ce lundi 5 juin dans les Alpes-Maritimes avec une série d'actions de prévention et d'information. Cet été, une grande distribution de capuchons à placer sur son verre est prévue, pour le protéger de toute introduction de GHB.

Pour la semaine nationale de la santé sexuelle, le département des Alpes-Maritimes a lancé une campagne de distribution de couvercle en plastique pour protéger son verre en soirée. Sous forme de stickers violets, ces couvercles détournant le célèbre slogan  "Sortez Couvert", sont à coller sur le haut du verre, avant de les percer avec une paille.  

25 000 "capotes de verre"

25 000 couvercles vont ainsi être distribués tout l'été à proximité des lieux festifs, pour permettre aux consommateurs de protéger leur verre de la "drogue du violeur", nom donné au GHB. Une drogue inodore, incolore et sans goût, qui fait perdre toute notion de résistance. 

" Il y a de plus en plus de jeunes qui viennent parce qu'ils subissent des violences, notamment en soirées, et cette drogue est de plus en plus utilisée.", alerte Isabelle Buchet, adjointe départementale au directeur de la santé. L'initiative du département n'est pas la première du genre, à Toulon des étudiants ont créé des chouchous se transformant en capuchon de verre

Piqûre de rappel

Une semaine dédiée à la santé sexuelle qui permet aussi de rappeler les règles de préservation face aux IST et MST (Infection et Maladies sexuellement transmissibles), particulièrement auprès des plus jeunes. "Il y a un tiers des jeunes qui disent ne pas utiliser de préservatifs dans leur vie sexuelle. Environ un tiers d'entre eux qui pensent qu'on peut prévenir le VIH avec du paracétamol, il y a un certain nombre de données inquiétantes." , détaille Erwann Le Hô, vice-président du comité régional contre les IST et le VIH. 

Autre enjeu de santé publique, le papillomavirus, une Infection sexuellement transmissible responsable de cancers. Si un vaccin existe, totalement pris en charge, dans les Alpes-Maritimes, le taux de vaccination est l’un des plus faibles de France. 

Seulement une jeune fille sur trois et moins de 5% des garçons sont vaccinés. 

Toute la semaine, des opérations de prévention des maladies, de promotion de la contraception, mais aussi de sensibilisation à la notion de consentement sont organisées partout dans les Alpes-Maritimes.