Pédophilie : deux plaintes retenues contre un prêtre de Nice, trop tôt pour parler d'un procès selon le procureur

La justice a retenu la semaine dernière deux plaintes pour des faits non prescrits. Pour l'avocat d'une des victimes, un procès se profile, ce n'est pas encore le cas selon le procureur de Nice.

Le père Schoepff dans sa paroisse du port de Nice en 2018.
Le père Schoepff dans sa paroisse du port de Nice en 2018. © France Télévisions
Joint par téléphone, Me Vincent Erhenfeld, avocat d'une des victimes, confirme que la prescription n'a pas été soulevée par le juge pour deux plaintes pour attouchements sexuels à l'encontre du père Schoepff, ancien curé de la paroisse du port de Nice. Il confirme ainsi une information donnée par nos confrères de France Bleu Azur.
Parmi les deux plaintes retenues, celle de Sébastien Liautaud. Cet Antibois avait 11 ans, en 1997 lors de ce voyage à Rome, au cours duquel il dit avoir subi des attouchements sexuels de la part du père Schoepff. A l'époque des faits, le curé était prêtre-aumônier dans un lycée.

En juin 2019, l'Église se portait partie civile. Sébastien Liautaud avait été reçu par l'évêque de Nice. Selon le plaignant, Monseigneur André Marceau lui aurait confié qu'il allait se constituer partie civile dans cette affaire. Le Diocèse de Nice nous avait confirmé cette information. 

Vers un procès ?

Pour l’instant, le père Schoepff est assigné à résidence dans le Var. Une dizaine d'autres plaintes ont été déposées contre le curé niçois, le débat sur la prescription des faits est encore en cours. En France, dans les cas de violences sexuelles sur mineur, "la prescription des faits est établie 20 ans après la majorité de la victime" précise le Procureur de Nice.
En 2018, France 3 Côte d'Azur avait révélé une première plainte contre le prêtre-aumônier grâce au témoignage d'une victime. Avec la prise en compte de deux plaintes, on pourrait donc se diriger vers deux procès devant le tribunal correctionnel. 
C'est encore trop tôt pour le dire selon Xavier Bonhomme, procureur de la République de Nice. "Ce dossier est toujours en cours d’instruction et il est donc prématuré juridiquement à ce stade d’indiquer qu’un procès aura lieu et dans l’affirmative à quelle date." Il rappelle qu'il faut attendre que le juge d’instruction close son information pour savoir s'il existe des charges suffisantes qui mèneront à un procès".


 
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