VIDÉO. Les yachts venus pour le Grand Prix de Monaco perturbent la pêche en baie de Saint-Jean-Cap-Ferrat

Le dernier pêcheur professionnel de la baie de Saint-Jean-Cap-Ferrat, dans les Alpes-Maritimes, est vent debout contre la présence des yachts au mouillage qui troublent son activité. À cette période de l'année, une cinquantaine d'entre eux ont jeté l'ancre à quelques encablures de Monaco où se déroule ce dimanche le prestigieux Grand Prix de Formule 1.

Une cinquantaine de yachts est au mouillage dans la baie de Saint-Jean-Cap-Ferrat en cette fin de mois de mai. Un moment qui est marqué par la fin du Festival de Cannes et l'échéance du Grand Prix de Formule 1 de Monaco. Sur terre, les bolides vont se disputer la première place ce dimanche 26 mai sur le circuit historique monégasque. En mer, à quelques milles, c'est dans la baie de Saint-Jean-Cap-Ferrat que le ton monte.

L'endroit, situé entre Nice et la Principauté, est très prisé à cette période de l'année par les plaisanciers et les riches propriétaires de ces palaces flottants.

Un yacht tous les 50 mètres

La poignée de derniers pêcheurs donne de la voix. Non pas pour une criée, mais pour contester la présence de ces bâtiments flottants sur des zones de pêches. Âge de 36 ans, Arnaud Allari est exaspéré, c'est ce qu'il a témoigné devant des journalistes de France 3 Côte d'Azur qui ont embarqué avec lui ce samedi 25 mai.

Ça commence au Grand Prix et ça finit mi-octobre, jusqu'au Yacht Show (de Monaco, NDLR). Ce n'est pas possible de travailler. Là, dans notre baie de Saint-Jean-Cap-Ferrat [...] tous les 50 mètres, il y a un yacht.

Arnaud Allari, pêcheur à Saint-Jean-Cap-Ferrat

Dans cette zone, des récifs ont été installés par le passé "pour que les poissons reviennent". Mais cette activité en surface et les mouvements de cette armada perturbent le monde du silence.

Les ancres, jetées en profondeur, provoquent également des dégâts sur les fonds marins et ne manquent pas d'abîmer les filets de pêche. 

Sans oublier la pollution. "Il faut voir ce que l'on attrape au fond de l'eau", peste le dernier pêcheur professionnel de la baie. 

C'est aberrant. Une fois, j'ai même attrapé un vélo d'appartement !

Arnaud Allari, pêcheur à Saint-Jean-Cap-Ferrat

Danger et plaisir de la pêche

L'embarcation d'Arnaud Allari est un bien frêle esquif lorsqu'on le compare à ces yachts de plusieurs dizaines de mètres et d'un tonnage sans équivalent sur le plan d'eau.

"Un bateau est passé trop près de moi, et les grosses bassines dans lesquelles j'ai mes filets... Elle m'a attrapé et elle m'a jeté à l'eau. J'y suis resté deux heures et le bateau est parti sans moi."

À terre, le trentenaire, passionné par son métier, procède à la vente, à peine arrivé à quai. Ses prises encore à bord sont attendues par une dizaine de clients, restaurateurs et particuliers.

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