Sophia-Antipolis et Villeneuve-Loubet : Amadeus annonce une baisse de 10 % de ses effectifs sans licenciements secs

La société Amadeus, fournisseur de solutions technologiques, a annoncé une réduction de 10% de ses effectifs à l'échelle du groupe européen. A Sophia-Antipolis et à Villeneuve-Loubet, 4300 personnes sont concernées mais aucune précision sur le nombre de postes n'a encore filtré. 

Le site d'Amadeus à Sophia-Antipolis, dans les Alpes-Maritimes.
Le site d'Amadeus à Sophia-Antipolis, dans les Alpes-Maritimes. © Google Street View
C’est un coup de semonce pour les 4300 salariés de Sophia-Antipolis et Villeneuve-Loubet (Alpes-Maritimes). Le groupe de fournisseur de solutions technologiques a annoncé ce jeudi 9 juillet une réduction de ses effectifs de 10%, soit 1800 emplois à l’échelle du groupe. L'objectif est de réaliser 10% d'économies, soit 250 millions d'euros.

Plan d'économies


Une communication faite ce matin par Luis Maroto, CEO du groupe Amadeus. Tous les membres du CSE ont été informés par la direction lors d'une réunion informelle. Les salariés ont aussi reçu ces informations sur leur messagerie professionnelle. Comment va se décliner ce plan d’économies ? Combien de personnes seront impactées ? C’est toute la question.


Jean-Christophe Aguilar, délégué syndical CFDT, se veut rassurant car « la direction dit vouloir maintenir l’emploi. »
 

Ils ont clairement indiqué que ce n’était pas des licenciements secs. Ils nous ont parlé de préretraite, d’accords pour des départs volontaires. Pourtant, on était dans une situation économique flamboyante avec des progressions à deux chiffres, tout était au beau fixe.

Jean-Christophe Aguilar, délégué syndical CFDT.

Avant la crise sanitaire du Covid-19, des restructurations en interne étaient prévues. Mais pas de cette ampleur. Avec 4300 personnes, Amadeus est le plus gros centre de développement dans le monde. C’est l’un des leaders pour les solutions technologiques. Un groupe initialement fondé par des compagnies aériennes : Air France, Iberia, Lufthansa et Alitalia. La direction est à Madrid, le développement en France et les serveurs se trouvent en Allemagne.

Personnes volontaires

Contacté, Jérôme Reytinat, délégué syndical CFDT d'Amadeus s'inquiète du nombre de candidats pour ce plan de réduction d'effectifs. 

Jusqu'à présent la direction met tout en place pour que ça se passe le moins durement possible. Mais que se passera-t-il si le nombre de personnes volontaires n'atteint pas les 10% ? On attend de voir ce que la direction proposera. 

Jérôme Reytinat, délégué syndical CFDT Amadeus


Il précise : "attention chaque pays fait son plan par rapport à sa propre législation !" En clair, les modalités du plan ne seront certainement pas les mêmes à Madrid et à Sophia-Antipolis.

Entreprise bénéficiaire


Quand on achète un billet, suivant les compagnies, Amadeus intervient pour la réservation, le paiement du billet ou les services en ligne. Une entreprise largement bénéficiaire.
 

Jusqu’à présent, il n' y a pas d’attaque sur nos emplois. Je n’ai pas envie de crier au loup. Pendant le Covid, on était en télétravail, payé à 100%. Par contre, côté sous-traitants des contrats ont été annulés. Ça touche 700 personnes.

Jean-Christophe Aguilar, délégué syndical CFDT.

Grandes turbulences


L’entreprise regroupe principalement des ingénieurs informatiques, des commerciaux, des développeurs, des services de relation-clients. Même si les concurrents d’Amadeus sont dans une situation encore plus compliquée, ce plan s’inscrit dans une période de grandes turbulences dans le secteur aérien et touristique. Sur la page du site internet d'Amadeus, voici ce que l'on peut lire : "Repenser le voyage, alors que les acteurs de l’industrie commencent à réfléchir ensemble à un monde post-Covid ? Comment pouvons-nous relancer et redessiner l'industrie du voyage pour la rendre plus forte qu’avant ?" 


Mais pour l'instant, impossible de prédire quand l'aérien redécollera, ni de savoir quand aura lieu un retour à la normale, c’est-à-dire à l’activité de 2019.





 
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
économie technologies emploi social coronavirus/covid-19 santé société