Un 3e week-end de confinement partiel dans les Alpes-Maritimes : on fait le point sur l'épidémie

Alors que le gouvernement vient d'annoncer le 3e week-end partiellement confiné dans les Alpes-Maritimes, on fait le point sur l'épidémie dans le département.

Après des débuts timides, la campagne de vaccination contre le Covid-19, lancée le 30 décembre à Nice, semble désormais bien engagée dans les Alpes-Maritimes.
Après des débuts timides, la campagne de vaccination contre le Covid-19, lancée le 30 décembre à Nice, semble désormais bien engagée dans les Alpes-Maritimes. © Robin Rico FTV

Il ne voulait pas de 3e week-end confiné, mais le maire de Nice n'a pu que prendre "acte" de la décision du gouvernement, ce mercredi 10 mars. Le confinement le week-end dans certaines communes des Alpes-Maritimes a été prolongé aux samedi et dimanche à venir.

Une décision annoncée cette fois par le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal et ce au vu d'un contexte épidémique toujours tendu. Une situation confirmée par le directeur de l'ARS, Romain Alexandre et le préfet des Alpes-Maritimes, Bernard Gonzalez. 

Le variant anglais est présent dans 60 à 80% des test positifs au Covid 19 sur le département. 

Le nombre de personnes en réanimation est toujours à la hausse. Pour rappel, le département connait un couvre-feu le soir depuis le 2 janvier et deux week-end de confinement localisé :

Il a aussi reconnu que "la situation hospitalière est particulièrement préoccupante en Île-de-France, dans les Hauts-de-France et en région sud".

A la lecture de ces données, on peut donc se demander si les mesures déjà prises sont efficaces. En effet, si le nombres de nouvelles contaminations constatées est en baisse, le taux d’incidence est retombé à 481 en mars. Le 28 février, il était de 628.

Le taux de positivité a lui aussi baissé, il est ce lundi 12 mars à 10,1%. Il reste néanmoins bien au dessus de la moyenne, celui de la région PACA est de 8,2. 

Un chiffre qui reste toujours deux fois plus élevé que la moyenne nationale. Dans la région Provence Alpes - Côte d'Azur, les Alpes-Maritimes font toujours figure de mauvais élève :

128 clusters sont enregistrés par l'ARS PACA dans le département.

En revanche, aucun effet n’est constaté pour le moment dans les hôpitaux locaux. Le Professeur Carole Ichai, chef du service réanimation du CHU de Nice explique qu'elle ne croit pas à ces mesures pour ralentir rapidement la propagation de l'épidémie.

Sur un plan médical il faudrait confiner et de façon très dure, mais pas comme ça. Ce confinement du week-end, il ne faut pas se voiler la face, les gens continuent à se voir, ce n'est pas respecté c'est clair,

Pr Carole Ichai, sur France Bleu Azur ce mardi 9 mars.

La chef du service reconnait en revanche une grande pression sur son service de réanimation, une saturation. Malgré l'installation de lit à oxygénation chez les particuliers. 

Sur Nice et Cannes, des transferts de malades ont déjà été fait notamment vers Gap.

Pr Carole Ichai, sur France Bleu Azur ce mardi 9 mars.
Pr Carole Ichai, sur France Bleu Azur ce mardi 9 mars. © France Bleu

"Après l'hospitalisation conventionelle, on sait qu'il y a un délai de 15 jours à 3 semaines sur les hospitalisation en réanimation... je pense que l'on va avoir un mais on a en core 15 jours difficiles," selon le professeur Carole Ichai.

Sur le plan médical, c'est un confinement dur qui semble le plus approprié aux professionels de santé.

Après sept semaines de couvre-feu à 18h en métropole et plus de quatre mois de fermeture pour les restaurants, bars, lieux culturels et salles de sport privées notamment, l'exécutif veut tout faire pour éviter les confinements stricts, en vigueur dans plusieurs territoires outre-mer (Mayotte, Nouvelle-Calédonie, Wallis-et-Futuna).

Le gouvernement avait déjà repoussé fin janvier cette solution au niveau national, alors qu'elle était réclamée par le conseil scientifique.

Selon l'Agence Régionale de Santé, au 12 mars, 6 108 personnes sont décédées dans la région PACA depuis le début de la crise du Covid.

A partir du lundi 15 mars, après les médecins généralistes se sont les pharmacies qui vont pouvoir vacciner avec le AstraZeneca. 728 000 flacons seront livrés dans les officines de l'hexagone. 

Des tests salivaires sont aussi attendus dans les écoles, 5000 la semaine prochaine sur le département. 

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