VIDEO. Dans le port de Saint-Laurent-du-Var, quatre bateaux incendiés attendent d'être renfloués

Grosse opération en vue ce mardi dans le port de Saint-Laurent-du-Var. Le plus gros des quatre yachts incendiés, toujours au fond de l'eau, devrait être remonté à la surface. En attendant, la pollution a été confinée et le port rouvert à la circulation des plaisanciers.

Ce fut la bonne nouvelle du week-end pour les plaisanciers. Le port de Saint-Laurent-du-Var (Alpes-Maritimes), qui abrite plus d'un millier d'embarcations, a rouvert à la circulation des navires. Il était fermé depuis le 1er mai et le violent incendie qui a détruit cinq yachts et engendré une importante pollution.

Depuis lors, d'importantes opérations de dépollution ont été menées pour éliminer notamment les hydrocarbures qui s'étaient échappés des épaves immergées. Vendredi, les boudins délimitant les zones interdites ont pu être déplacés ; seul un petit périmètre autour des épaves a été maintenu, les voies de circulation dans le port ont été libérées.

Chacun peut entrer et sortir en respectant bien le chenal tracé, puisqu'il reste encore des obstacles dans le port.

Bernard Leporati, PDG du Yacht-club international, gestionnaire du port

Pour autant, les risques de pollution ne sont pas totalement écartés. Si l'un des yachts détruits a été remonté à la surface dès mardi dernier, les quatre autres sont toujours au fond de l'eau. Les boudins absorbants sont donc toujours nécessaires.

Au fur et à mesure le gazole s'évacue, il peut aussi y avoir des bidons d'huile dans les bateaux. Quand ça remonte à la surface, c'est cloisonné dans ces barrages qui permettent de confiner la pollution.

Wilfried Point, directeur général d'Ecotank, société en charge de la dépollution

Mardi 14 mai commencera une nouvelle phase dans la remise en état du port de Saint-Laurent-du-Var. Le premier des quatre yachts toujours immergés, le plus grand, sera renfloué pour être évacué. Les équipes de dépollution seront mobilisées pendant la manœuvre pour éviter tout risque supplémentaire.

Douze jours après cet incendie particulièrement violent selon les témoins, l'enquête ouverte par le parquet de Grasse pour "dégradations volontaires par incendie" se poursuit.