Côtes et nez cassés : ce que l'on sait du droit de retrait exercé par des professeurs après une bagarre

Le vendredi 19 janvier dernier, une bagarre a eu lieu au collège Émilie de Mirabeau à Marignane (Bouches-du-Rhône). Cinq personnes ont été blessées dont trois surveillants. Les professeurs de cet établissement ont décidé de faire valoir leur droit de retrait depuis ce lundi 22 janvier, pointant un manque de sécurité.

Pas de cours ce lundi 22 janvier, les 900 élèves du collège Émilie de Mirabeau à Marignane (Bouches-du-Rhône) ont été renvoyés chez eux. Leurs professeurs ont annoncé faire valoir leur droit de retrait après une bagarre vendredi 19 janvier, où un groupe d'élève s'en est pris à un collégien et aux personnels de l'établissement qui tentaient de s'interposer.

France 3 Provence-Alpes fait le point sur cette situation tendue.

Côtes, nez et chevilles cassés

Vendredi, un groupe, d'environ neuf à 10 adolescents s'en est pris à un autre élève. Côtes, nez et chevilles cassées dans la bagarre, plusieurs élèves ont été blessés. Des dommages qui démontrent la violence de la scène qui s'est déroulée. Professeurs, parents et élèves sont choqués.

"C’est la première fois qu'il y a une mobilisation dans cet établissement calme, pas revendicatif. Là c'est vraiment parce que des enfants ont été blessés, nos collègues également et on ne veut pas que cela se reproduise", indique une professeur. 

Un parent lui, regrette que "les bagarres dégénèrent" par manque de personnel encadrant. "Aujourd’hui nos enfants doivent vivre avec ça, des surveillants et des élèves sont à l'hôpital, des profs sont en grève, ils ne se sentent pas en sécurité, il faut que le rectorat trouve des solutions de manière immédiate". 

Trois surveillants pour 900 élèves

Les professeurs de cet établissement demandent à être entendus par le rectorat, "que les personnels en arrêt maladie soient remplacés", pour que la sécurité soit assurée.

Ce mardi matin, seuls deux surveillants étaient présents, la veille ils étaient trois, pour encadrer 900 élèves de la 6e à la 3e.

"Je ne me sens pas en sécurité sur mon lieu de travail, on est que trois et ce n'est pas possible d'assurer la surveillance de 900 élèves dont 600 à la cantine", précise une assistante d'éducation.

Un droit de retrait refusé par le rectorat

Pour les enseignants, "la situation n'est pas acceptable". Le droit de retrait peut être exercé par les professeurs en cas de danger grave et imminent, avec menace directe pour la vie ou la santé, dans un délai très rapproché. Dans ce cas précis, les trois élèves impliqués dans la bagarre sont mis en mesure conservatoire. Ils sont donc interdits d'établissement pendant quinze jours en attendant leur passage en commission de discipline.

Le rectorat a indiqué ne pas reconnaître le droit de retrait considérant que c'est une grève de la part des enseignants. En fin de journée mardi, le rectorat a annoncé que trois surveillants détachés spécialement, rejoindront le collège dès mercredi pour remplacer les absents. Les professeurs suspendent leur mouvement et les cours reprendront normalement.

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