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Fos-sur-mer : une pétition des habitants pour demander la démoustication

Un agent de l'EID pulvérise du BTI, un traitement anti-larvaire dans une zone humide. / © Guillaume Bonnefont/maxppp
Un agent de l'EID pulvérise du BTI, un traitement anti-larvaire dans une zone humide. / © Guillaume Bonnefont/maxppp

A cause d'un hiver doux, ils nous ont gâché la vie jusque tard en fin d'année dernière et les voilà déjà de retour, ce sont les moustiques. A Fos-sur-Mer, une habitante a lancé une pétition pour obtenir la démoustication de la zone. 

Par Annie Vergnenegre

Ils sont tout petits mais avec une grande capacité de nuisance. Les moustiques sont de retour. A trois mois de l'été, ces premières piqûres rappellent l'enfer vécu l'été dernier par les habitants de Fos-sur-Mer.

840 signatures

C'est pourquoi sans attendre Margaux Moulina a lancé une pétition en ligne pour demander au maire une campagne de démoustication. Elle a récolté plus de 840 signatures depuis le 23 mars.

"Attention , à ce qui pourrait apparaitre comme un inconfort ne se transforme pas en insalubrité, en problème de santé publique, alerte la jeune femme, qui redoute aussi la transmission de maladies graves aux animaux.
 

Le communiqué du maire

Le maire de Fos, Jean Hetsch, a répondu par la voie d'un communiqué. Il rappelle que sa commune fait déjà partie, avec 23 autres, de la zone de démoustication établie par la préfecture. L'élu fosséen souligne également que si les nuisances vécues par les habitants sont réelles, il n'existe pas de "risque épidémique".

"Bien sûr nous connaissons ces moments  où le quotidien et la vie en plein air sont gâchés, reconnaît le maire, mais il s'agit là d'une nuisance. Les opérations de santé publique sont celles qui concernent le risque épidémique. Là le risque est faible". 

Traitement toute l'année

Organisme agréé, l'Entente Interdépartementale Méditerranée a en charge la démoustication des zones humides de Perpignan à Marseille.

"On démoustique toute l'année dans ces zones où le moustique est présent à l'état permanent", souligne Didier Moulis directeur technique à l'EID. Autour de l'Etang de Berre, ça représente 2000 hectares traités par an. A Fos, une démoustication a été ménée le 27 février dernier, "mais on ne peut pas prévoir la prochaine, ce sera à la prochaine mise en eau.

"La femelle pond sur un sol sec et les larves éclosent à la mise en eau, on intervient donc à chaque mise en eau, explique-t-il, avant que les larves deviennent adultes. Le BTI (un insecticide bio) que nous utilisons doit être ingéré par les larves et il est plus efficace sur les jeunes que sur les plus âgées."

Les traitements se font soit en aérien (75 %) soit au sol (25%) et sont dépendants des conditions climatiques. "Il faut souvent attendre la fenêtre météo, note Didier Moulis. Un fort mistral peut nous empêcher de larguer et s'il y a un échappement de moustiques, il y aura un pic de nuisance pendant 15 jours à 3 semaines, soit la durée de vie du moustique".

Le facteur météo

Le directeur technique est formel sur un point, la précocité de ce "petit pic de février" à Fos n'annonce en rien un fléau à venir cet été. "Il n'y a pas deux années qui se ressemblent, cela dépend de la pluie, des coups de mer, des irrigations dans l'agriculture sil fait sec.... ça ne se programme pas", dit-il.

Le réveil du Tigre

Quant aux solutions alternatives comme les bornes anti-moustiques installées à Marseille ou Arles, Didier Moulis met en garde sur la confusion fréquente entre moustiques communs comme ceux des zones humides et le moustique Tigre, spéciment urbain.

En ce début de printemps, et malgré les températures parfois estivales que l'on a pu connaître par endroits, le moustique-tigre n'est pas encore sorti de son hibernation. Depuis son implantation en France en 2004, son réveil n'a jamais été observé avant la dernière dizaine de mars, et, en situation habituelle, à partir de courant avril.

West Nile sous surveillance

Quant au virus West Nile également véhiculé par les moustiques dans le sud de la France et très surveillé dans le sud de la France, la période à risque se limite à l'été.

En 2018, entre juillet et septembre, l'Agence Régionale de Santé (ARS) a recensé vingt cas d’infection au virus West Nile en Paca, principalement dans les Alpes-Maritimes mais également dans le Vaucluse qui a recensé son premier cas d’infection àà la fin de l'été.

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