Justice : quatre ans de prison dont 18 mois ferme requis contre l'ancien député maire de Velaux jugé pour favoritisme

L’ancien député et maire de Velaux Jean-Pierre Maggi est jugé depuis lundi à Marseille pour clientélisme et détournement de fonds publics. La justice lui reproche notamment d'avoir favorisé l'embauche de proches lorsqu'il présidait le Service Départemental d’Incendie et de Secours.

18/01/2021. Au tribunal correctionnel de Marseille s'ouvre le procès du député maire Jean-Pierre Maggi ancien président du Sdis 13 et de Luc Jorda ancien directeur du Sdis 13. Les deux hommes sont jugés notamment pour favoritisme.
18/01/2021. Au tribunal correctionnel de Marseille s'ouvre le procès du député maire Jean-Pierre Maggi ancien président du Sdis 13 et de Luc Jorda ancien directeur du Sdis 13. Les deux hommes sont jugés notamment pour favoritisme. © Jean-François GIORGETTI / FTV

Quatre ans de prison dont 18 mois ferme ont été requis mardi 19 janvier à l'encontre de l’ancien président du service départemental d’incendie et de secours des Bouches-du-Rhône (Sdis 13) Jean-Pierre Maggi.

La peine est aménageable par le port d’un bracelet électronique. Le procureur Mathieu Vernaudon a également réclamé que l’ancien député et maire de Velaux soit privé de ses droits civiques et inéligible pendant cinq ans.

Contre le directeur du Sdis 13 de l’époque, Luc Jorda, le procureur a réclamé une peine de deux ans de prison dont un an ferme, assortie d’une interdiction de 5 ans d’exercer toute fonction publique.

Jean-Pierre Maggi, 76 ans, comparaît depuis lundi avec le colonel Luc Jorda (directeur du Sdis 13 de 1997 à 2014) devant le tribunal correctionnel de Marseille. Les deux hommes répondent de favoritisme, prise illégal d'intérêt et de détournement de fonds publics. 

Les faits reprochés ont été commis entre 2008 et 2011. L'ancien député maire et conseiller général était alors président du conseil d’administration du Sdis (1998-2012). Il est soupçonné d'avoir profité de son statut pour faire embaucher des habitants de sa commune et des proches, notamment sa compagne et le fils de celle-ci.

Sollicitée par un lanceur d'alerte, Transparency International qui lutte contre la corruption, s'est constituée partie civile. L'avocate de l'association attend des condamnations fermes contre l'élu.  

Jean-Pierre Maggi, Luc Jorda pas plus que leurs avocats n'ont souhaité répondre aux questions de France 3.

Jean-Pierre Maggi minimise les faits et dit avoir voulu notamment rendre service. Le jugement doit être rendu jeudi. 

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