Manifestation des Arméniens de Marseille en soutien aux Arméniens du Haut-Karabakh

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Écrit par AFP / ND

Les Arméniens étaient environ un millier à manifester à Marseille. Jeudi 8 octobre, ils ont défilé sur le Prado puis bloqué l'autoroute A7. Ils soutiennent les Arméniens du Haut-Karaback, où de violents combats se déroulent contre les forces d'Azerbaïdjan. 

En soutien aux Arméniens du Haut-Karaback, la manifestation, organisée sur l'avenue du Prado autour de 18 heures ce jeudi, a ensuite pris la forme du blocage de l'autoroute de l'A7, entre Les Arnavaux et l'hôpital Nord. Plusieurs centaines de véhicules ont été immobilisés.

 



Le 27 septembre dernier, les hostilités ont repris sur le territoire du Haut-Karaback, majoritairement peuplé d'Arméniens. Des centaines de morts sont déjà à déplorer. Là-bas, au début des années 90, une guerre a déjà fait 30.000 morts. A ce moment-là, le territoire avait fait sécession de l'Azerbaïdjan à la chute de l'URSS. 



A Marseille, les manifestants ont scandé "Libérez l'Artsakh!" (nom utilisé par les Arméniens pour le Nagorny Karabakh) en arménien et en français devant les fenêtres closes du consulat de Turquie, pays qui soutient l'Azerbaïdjan.

    

"Erdogan terroriste!", ont-il aussi lancé à l'adresse du président turc Recep Tayyip Erdogan.

La manifestation a réuni un millier de personnes, selon les chiffres donnés par la préfecture de police. Elle était organisée à l'appel des organisations de la communauté arménienne en France. Quelques conseillers municipaux et départementaux ainsi que des représentants religieux arméniens ont participé au rassemblement.



"On attend que la France, la Russie, l'ONU nous soutiennent. Là personne ne nous soutient", regrette Jean Basmacian, un Marseillais de 25 ans. 



"On est venu parce que c'est grave ce qu'il se passe. Si on avait pu, on aurait fait plus mais on est ici", souffle Gayane Kazaroba, 19 ans, en brandissant un drapeau arménien de plusieurs mètres de long avec d'autres jeunes.



A quelques pas, Mara, sa mère qui a fui le Haut-Karabakh au moment du conflit dans les années 1990, tient l'étendard français et exprime l'espoir que la France et la Russie réagiront.

 

Le même jour, Arméniens et Azerbaïdjanais ont poursuivi les combats au Nagorny Karabakh où une emblématique cathédrale a été touchée deux fois en quelques heures par des bombes.

    
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