La bataille du savon de Marseille

Les savonneries de Marseille ont su faire reconnaître leur savoir-faire. Mais elles ont encore une bataille à gagner : celle de la protection de leur produit car la concurrence est rude en France.

Par Ghislaine Milliet

De l'eau, du sel, de l'huile végétale et de la soude : voilà les ingrédients nécessaires à la fabrication du traditionnel savon de Marseille. Dans les Bouches-du-Rhône, il reste quatre savonneries qui travaillent encore selon les règles de l'art, celles qui ont permis à ce produit typique marseillais d'acquérir ses lettres de noblesse.
A la savonnerie marseillaise du Fer à cheval, l'usine est ouverte aux visiteurs. Cela permet de montrer le savoir-faire qui a donné sa réputation au savon de Marseille. Un savoir-faire  résumé dans une charte signée en 2009 par les 4 savonneries locales.
Mais il reste à présent aux professionnels du département à gagner une autre bataille : celle de l'Indication Géographique Protégée (IGP). 
Et sur les rangs se positionnent d'autres savonneries françaises. Il faut dire que le marché est intéressant. Il ne cesse de croître chaque année. 
Pour Raphaël Séguin, le président de la savonnerie du Fer à cheval, la plus grande et la plus ancienne du département des Bouches-du-Rhône, "dans IGP, il y a le mot géographique, donc l'étendue de la zone géographique doit être définie".
Dans l'usine du Fer à cheval
Dans l'usine du Fer à cheval

Mais les deux éléments les plus importants restent la liste des ingrédients et la méthode.

Le savon de Marseille traditionnel ne se fabrique qu'avec des produits naturels. Une règle pas toujours suivie par d'autres fabriquants qui se lancent pourtant dans la bataille pour l'IGP.

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