Bernard Tapie privé du contrôle de ses biens pour rembourser les 400 millions de l'arbitrage

La mise en liquidation des sociétés de Bernard Tapie ouvre la voie à la vente des biens de l'homme d'affaires en vue de rembourser les 400 millions d'euros accordés en 2008 dans l'arbitrage de son litige avec le Crédit Lyonnais.

 
Avec cette décision, dont il entend faire appel, Bernard Tapie perd le contrôle sur l'hôtel de Cavoye et sur ses participations dans le groupe de médias La Provence.
Avec cette décision, dont il entend faire appel, Bernard Tapie perd le contrôle sur l'hôtel de Cavoye et sur ses participations dans le groupe de médias La Provence. © Philippe Lavieille/MaxPPP
Jeudi, le tribunal de commerce de Bobigny a rejetté le plan présenté par Bernard Tapie étalant sa dette sur six ans. La justice a prononcé la liquidation des sociétés GBT (Groupe Bernard Tapie), actionnaire majoritaire de la Provence, et FIBT (Financière et Immobilière Bernard Tapie), qui détient son hôtel parisien. 

Cette procédure ouvre la voie à la vente de ses actifs, pour pouvoir rembourser une partie de ses dettes. L'homme d'affaire de 77 ans devrait faire appel. 

Après plus de quatre ans de bataille judiciaire, le Consortium de réalisation (CDR), entité chargée de gérer le passif du Lyonnais, crie désormais victoire.

"Cette décision ne manquera pas d'avoir un impact sur le fonctionnement actuel et sur l'avenir plus ou moins lointain de La Provence", s'est inquiété le SNJ, syndicat de journalistes majoritaire du groupe, dans un communiqué. Le syndicat "rappelle qu'il a toujours regretté l'obstination de Bernard Tapie à ne pas faire face à ses obligations, quitte à menacer la pérennité de notre entreprise". 


  
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