Des furets pour venir à bout des rats à Marseille, l'expérimentation va démarrer mi-décembre

Publié le
Écrit par Sidonie Canetto .

Marseille compte 1,5 à 1,7 rats par habitants. Si la situation n'empire pas, elle n'est pour autant pas réglée. Afin de lutter contre ces nuisibles, l'adjointe en charge de cette question Aïcha Guadjali a décidé de tester une nouvelle méthode: le furet. Déjà expérimenté dans d'autres villes en France, ce dispositif sera testé mi-décembre à Marseille.

D'après les estimations de Pierre Falgayrac, consultant spécialiste du sujet et auteur de deux livres sur la question du rat, le nombre de rats à Marseille n'est pas en augmentation, mais serait plutôt en diminution. 

Il y aurait entre 1,5 et 1,7 rats par habitant à Marseille. Soit moins d'1 million 500 mille rats. "Dès que l'on aborde les cités pavillonnaires construites en 1960 ou 1970, on descend à 1 rat pour 10 habitants"

Selon ce spécialiste des questions de dératisation, c'est le cœur de la ville, le quartier de Noailles, qui concentrerait le plus de rats, ainsi que les bords de mer. 

En septembre 2021, la présence de rats dans une école du 14e arrondissement de Marseille avait contraint les parents à garder leurs enfants chez eux. 

Pour en venir à bout, Aïcha Guedjali, Conseillère Municipale déléguée à l'insalubrité et aux nuisibles a décidé de tester une nouvelle méthode déjà utilisée à Toulouse et Vitry-sur-Seine, la chasse aux rats par des furets. Elle l'a d'ailleurs annoncé sur les réseaux sociaux.

Comment ça marche?

"Nous avons identifié plusieurs sites où la problématique des rats est récurrente".

Cette expérimentation va se dérouler en deux phases.

"La première mi-novembre, où un premier diagnostic va être posé par notre expert Alexandre Raynal, éleveur de furets dans le Gers. A partir de là, nous allons arbitrer sur les sites où il est pertinent d'intervenir".

Il s'agit toujours de sites en extérieurs, "des parcs et jardins souvent situés à proximité des écoles et crèches où il y a des problèmes" .

Vient ensuite la seconde phase, mi-décembre, sur site.

"Notre expert Alexandre Raynal, va venir avec une douzaine de furets lors de chaque opération. Des filets vont être disposés dans la zone à traiter, puis les furets seront lâchés, ils pisteront les rats qui s'enfuiront à l'opposé, là où il seront capturés dans des tonneaux et euthanasiés au CO2 ", explique Aïcha Guedjali.

Une méthode considérée comme  "non polluante et écologique".

L'avantage est aussi de ne pas voir traîner des cadavres de rats un peu partout dans la ville, comme cela peut-être le cas avec des pièges ou des raticides.

Une méthode très ancienne car les furets étaient déjà utilisés à bord des navires romains pour faire la chasse aux rats.

Une méthode "complémentaire de ce qui existe déjà", souligne Aïcha Guedjali."L'idée étant de réguler la population par différents moyens".

Si la méthode porte ses fruits, l'élue n'exclut pas "de la généraliser sur d'autres sites de la ville".

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