Emeutes après la mort de Nahel à Nanterre : une nuit plus calme à Marseille avec 21 interpellations

La cité phocéenne a connu un peu d'apaisement dans la nuit de dimanche à lundi avec aucune dégradation majeure constatée.

Après quatre nuits de tension et de pillages depuis la mort de Nahel, 17 ans, tué par un policier à Nanterre, Marseille a connu enfin un retour au calme. Aucune dégradation majeure n'a été constatée dans le centre-ville. Les forces de l'ordre rapportent toutefois des casses de tabacs et des incendies volontaires dans la ville.

Des interpellations en baisse

Au total, 21 personnes ont été interpellées au cours de cette soirée. Un chiffre en baisse notable par rapport à celui de samedi soir, puisque 71 individus avaient été arrêtés. Dans la nuit de vendredi à samedi, le bilan s'élevait à 95 interpellations. Dans les autres départements de la région, la situation a été plutôt calme, selon la préfecture de police.

Dans le centre-ville de Marseille, de nombreuses vitrines étaient barricadées pour se protéger des casses et des pillages, en particulier les banques.

Le dispositif de sécurité a été renforcé. Les policiers et gendarmes étaient particulièrement mobilisés pour contrôler les éventuels débordements. Des véhicules blindés ont également été déployés.

Le parquet de Marseille a, lui aussi, augmenté ses effectifs. La "permanence parquet" a été renforcée avec quatre greffiers samedi, cinq dimanche, tous volontaires.

Les transports en commun ont été fermés dans la fin d'après-midi, ce dimanche, à partir de 18 heures. Les trottinettes et vélos en libre-service ont aussi été retirés du centre de la ville.

Début des comparutions immédiates

Même si la situation s'est tendue ces derniers jours, l'instauration d'un couvre-feu n'a, toutefois, pas été envisagée par la Ville.

Entre samedi et dimanche, 67 personnes ont été déférées en vue de leur comparution immédiate. Une vingtaine de mineurs ont été présentés devant le juge des enfants. Les audiences débutent lundi, à partir de 14 heures et sont exceptionnellement étendues jusqu'à mardi matin pour juger les interpellés.