Marseille : 5 questions sur la téléconsultation en pharmacie

La crise sanitaire a favorisé le développement des cabines de téléconsultation médicale. Le concept permet de désengorger les urgences, mais surtout de pallier au manque de médecins dans certaines localités, voire quartiers. Les réponses aux questions que vous vous posez peut-être. 

La crise sanitaire a favorisé le développement des techniques de téléconsultation médicale, comme ici à Marseille.
La crise sanitaire a favorisé le développement des techniques de téléconsultation médicale, comme ici à Marseille. © Emmanuel ZINI/ FTV

De plus en plus de pharmacies notamment se dotent de bornes ou de cabines qui permettent aux patients d'entrer en contact rapidement avec un médecin, comme ici dans le 12e arrondissement de Marseille.

Trois cabines de ce type sont installées dans des pharmacies de la cité phocéenne, une à Gardanne et une autre à Tarascon. 

La cabine de téléconsultation est un peu plus grande qu’une cabine de photomaton. Certaines permettent l’accès en fauteuil. On peut s’y asseoir à deux.

Le patient insert sa carte vitale. Il remplit une fiche très précise en indiquant le motif de sa visite. L’ordinateur lui indique quels médecins sont disponibles. Reste à choisir et patienter. En moyenne, il y a moins de dix minutes d'attente pour être "reçu".

Les cabines sont équipées d’objets connectés qui permettent par exemple d’écouter les poumons, de prendre la tension, mais aussi de mesurer la densité d’oxygène dans le sang.

Le patient peut aussi prendre des photos de sa peau pour qu’elle puisse être analysée par un dermatologue, de pouvoir regarder les oreilles ou le fond de la gorge chez un enfant ou un adulte.

Autant d’éléments qui permettent de rapprocher cet examen distantiel avec un examen clinique fait dans un cabinet.  

Cette cabine de téléconsultation a été installée dans une pharmacie du 12e arrondissement à Marseille où trois médecins viennent de partir à la retraite. Une grosse partie de la patientèle s’est retrouvée sans médecin traitant.

La cabine n’est pas faite pour remplacer le médecin de famille, mais pour gérer les urgences,selon la pharmacienne qui propose le service.

Une grande partie des usagers à entre 18 et 65 ans, selon le Dr Laurent Goldstein, directeur médical de Tessan, start-up qui propose l’une de ces cabines.

Seuls 5 % des plus de 65 ans l’utilisent. Pour l’anecdote en 2020, le plus jeune patient avait un mois et le plus âgé 97 ans. Une patiente l’a même utilisée 19 fois dans l’année pour son suivi.

Pour une simple consultation, pas besoin de prendre rendez-vous. En revanche pour une visite avec un spécialiste, il faut le prévoir quelques jours à l’avance.

En pharmacie, une téléconsultation est remboursée par l’Assurance maladie selon les mêmes conditions que pour une téléconsultation standard. 

Rien ne remplacera une consultation physique. Malgré tout, des maladies complexes peuvent être suivies en téléconsultation assure le Dr Laurent Goldstein.

Dans la ville du Havre, où trois cabines sont installées, elles représentent selon le médecin la dernière alternative pour suivre les patients diabétiques en l’absence de diabétologues de ville hormis à l’hôpital.

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