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Marseille : un avocat dénonce des agressions de migrants à la machette sans réponse de la police

© Victor Gioia avocat
© Victor Gioia avocat

Victor Gioia, avocat, a reçu de nombreux témoignages suite à des agressions qui seraient restées sans suite. Il porte plainte contre les forces de l'ordre face à des scènes qu'il décrit comme surréalistes dans une cité des quartiers nord de la ville. La police dément l'inaction et mène une enquête.

Par Mariella Coste et Ludovic Moreau

Un avocat dénonce

Victor Gioia est révolté. Cet avocat du barreau de Marseille accompagne des habitants de la cité Corot dans le 13e arrondissement de Marseille depuis leur évacuation. 

Il nous a interpellés car il a reçu plusieurs photos et témoignages qui font froid dans le dos...

J’ai 50 ans, je suis né dans les quartiers populaires, je n’ai jamais vu un tel niveau de violence et il ne se passe rien !

Il s'indigne : "C'est une population, des migrants en voie de régularisation, en situation de détresse extrême, qui est sous la coupe d'une véritable mafia du Nigeria appelée la « mafia africaine des bérets »."
Un des blessés, une photo envoyée à Maître Gioia / © Victor Gioia avocat
Un des blessés, une photo envoyée à Maître Gioia / © Victor Gioia avocat

Agressions à la machette, prostitution

Ces migrants sont confrontés à des milices locales en réseau via l'Italie, explique-t-il. Ils organisent la criminalité au sein de cette communauté : prostitution, racket et tentatives d’assassinat à la machette.

Il y a eu une dizaine de dépôts de plainte, avec photos des auteurs à l'appui, la police n’agit pas

Des personnes ensanglantées se présentent devant le commissariat du 14e arrondissement, et personne ne bouge, c’est grave !

Pour l'avocat, la non réponse des forces de l'ordre permet à cette organisation de s'installer en toute impunité : personne ne leur dit qu'il est interdit en France de se promener avec une machette... Un réseau de prostitution est présent également. Il n'y a même pas d'interpellation en flagrance, affirme-t-il :

Des gens arrivent avec des balafres et toutes les preuves : mais que fait la police ?

"Corot, ça devient Calais version ouverte et non contrôlée"… Il va donc déposer plainte dès lundi pour "violation de l'article 40 du nouveau Code de Procédure Pénale" : l’autorité lorsqu'elle est confrontée à une infraction a le devoir d’agir.

Réaction de la Direction Départementale de la Sécurité Publique (DDSP)

La DDSP reconnaît qu'il y a une "problématique avec des Nigérians" au Parc Corot et dans le 13e arrondissement de Marseille, mais dément que la police "ne fait rien". 

Il y a eu des heurts à la machette, au sein de la communauté nigériane,

affirme un responsable de la DDSP et précise que pour le moment, trois plaintes ont été déposées.

Sur les faits recensés, le policier indique que le 3 mars dernier, il y a eu une agression au Parc Corot et une autre dans le 15e arrondissement de Marseille.

"Les victimes ont été accueillies, entendues et conduites à l'hôpital". Le 4 mars, deux personnes ont été agressées dans le 13e arrondissement : "Nous avons demandé des certificats médicaux pour poursuivre les investigations". Ces certificats indiquent des ITT (Interruption Temporaire de Travail) de 1 à 15 jours. 

Le policier indique qu'il s'agit de luttes de faction pour s'attribuer des logements ou des papiers plutôt qu'un véritable réseau organisé. "Nous menons une enquête à partir des témoignages et des caméras de vidéosurveillance mais la difficulté c'est que toutes les victimes ne veulent pas porter plainte".

Victor Gioia dénonçait déjà des violences lors de l'évacuation des locataires en novembre dernier.
Revoir le reportage de Ghislaine Milliet-Bouquet et Alban Poitevin
Revoir le reportage lors de l'évacuation de la cité en fin d'année 2018

 

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