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Marseille : BFM empêché de travailler par des Gilets Jaunes

Un Gilet Jaune sur le Vieux Port, ce samedi 29 décembre 2018. / © Frédéric Speich / MaxPPP
Un Gilet Jaune sur le Vieux Port, ce samedi 29 décembre 2018. / © Frédéric Speich / MaxPPP

Les correspondants de la chaîne d'information continue sont régulièrement insultés et menacés sur le terrain par certains manifestants. Nos confrères n'ont pas pu réaliser des directs sous la menace. Témoignage.

Par MC avec AFP

Les journalistes, cibles de certains Gilets Jaunes

La défiance d’une minorité de Gilets Jaunes envers les journalistes atteint des niveaux inquiétants. Ils se permettent d'invectiver, d'insulter, de menacer voire d'agresser des journalistes sur le terrain...
Une fronde insupportable car la liberté de la presse est attaquée. 

Ce samedi des confrères de BFM, deux femmes, ont été dès le début insultées et écartées de la manifestation près de la Porte d'Aix sous la menace de dizaines de Gilets Jaunes "sinon elles allaient avoir des problèmes"...  
Elles sont restées à l'écart et ont suivi la manifestation jusqu'au Vieux Port.
Pour réaliser un direct, elles décident d'aller sur la terrasse d'un café en hauteur. Repérées immédiatement, des Gilets Jaunes ont envahi le restaurant, encerclé et menacé les journalistes.
Leurs garde du corps, (oui, beaucoup de rédactions travaillent avec des garde du corps maintenant, une première dans l'histoire !) ont essayé de faire barrage, et avec l'intervention de la police, elles ont pu quitter le restaurant... Et n'ont pas pu faire le travail.

Voici le cri de colère de cette journaliste, en CDD : 

S'attaquer aux journalistes c'est s'attaquer à la démocratie... 

Rappelons que la  liberté d'informer, la liberté de la presse est l'un des principes fondamentaux des systèmes démocratiques qui repose sur la liberté d'opinion et la liberté d'expression.

La liberté de la presse est un droit constitutionnel de 1958 à partir de la déclaration des droits de l'homme 1789, qui en préambule à la future Constitution, édicte à son article 11 que « La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’Homme : tout Citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la Loi».

 

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