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Marseille : un homme blesse son ex-conjointe en percutant sa voiture à plusieurs reprises

© FTV
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Mardi 17 septembre, dans le quartier de la Belle-de-Mai à Marseille, une femme a peut-être échappé de peu à la mort. Son ex-compagnon l'a poursuivie en voiture et l'a percutée à plusieurs reprises. En matière de violences conjugale, le parquet général d'Aix-en-Provence "ressert les boulons".

Par Ludovic Moreau

Les enquêteurs de la Division Nord de la Sureté départementale, spécialement chargés de la traque des auteurs de violences conjugales, recherchent activement un homme, qui a volontairement tenté de blesser son ex-compagne, dans le quartier de la Belle-de-Mai.

Mardi soir, peu après 20h, un homme, au volant de sa voiture, a pris en chasse son ex-compagne. Est-ce qu'il l'attendait ou est-ce qu'il l'a croisé par hasard? Elle était elle aussi au volant lorsqu'il l'a percutée à plusieurs reprises.

Au cours de cette course-poursuite, elle a perdu le contrôle de sa voiture, fait une sortie de route et percuté des plots métalliques. La victime, âgée de 36 ans, ne serait pas blessée, mais sous le choc.

L'ex-compagnon a pris la fuite, il est toujours activement recherché.

La lutte contre les violences conjugales, une priorité absolue

Le 24 juillet dernier, Robert Gelli, procureur général près la cour d'appel d’Aix-en-Provence, a indiqué aux huit procureurs dépendant de sa juridiction, vouloir "resserrer les boulons", concernant les violences commises à l'encontre des femmes.

"La lutte contre les violences commises au sein du couple et l'impérieuse nécessité de prévenir la récidive de ces actes constituent une priorité absolue", précise-t-il dans un document. 

Dans les Bouches-du-Rhône, sur les huit premiers mois de l'année, de la menace aux meurtres, 3.538 infractions ont été recensées, soit une augmentation de 10% par rapport à la même période l'année dernière.

"Ce type de violence ne peut pas être traité comme des violences légères entre deux voisins qui se querellent", a précisé Robert Gelli, au Monde.

Le parquet général d'Aix-en-Provence a instauré des relations régulières avec les associations d'aide aux femmes victimes de violence et les associations gérant les Téléphones grand danger (TGD).

Systématiser le recueil des plaintes

Sur le plan judiciaire et afin de mieux lutter contre les violences conjugales, le procureur général préconise désormais la systématisation du recueil des plaintes et la systématisation de l'avis donné au procureur de la république lors du dépôt de plainte. 

Autrement dit, Robert Gelli ne veut plus de "mains courantes" ou de "procès-verbaux de renseignement judiciaire", qu'il estime insuffisant dans ce domaine.

Dans la mesure du possible, il souhaite également que ces plaintes soient prises par des enquêteurs spécifiquement formés aux violences conjugales et devront faire l'objet d'un compte-rendu au procureur de la République.

Par ailleurs, lorsque l'auteur des faits est placé en garde à vue, le procureur général demande la systématisation d'une enquête d'évaluation de la victime, afin d'évaluer les besoins de protection immédiate et l'attribution éventuelle d'un TGD.

En 2018 dans les Bouches-du-Rhône, 691 personnes ont été placées en garde à vue pour des violences conjugales.

Dans le cadre de la création du bureau d'aide aux victimes de la cour d'appel, le parquet général indique mettre l'accent, dès le stade d'audiencement, sur la détection des situations des victimes de violences conjugales et la mise en place éventuelle d'évaluation approfondies en lien avec les associations d'aide aux victimes référentes.

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