Marseille : nouvelle opération de police contre les adeptes des rodéos urbains

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Les riverains de la Technopôle de Château-Gombert en ont assez des jeunes qui se livrent à des rodéos urbains bruyants et dangereux sur leurs motocross. Régulièrement les forces de l'ordre mènent des opérations pour tenter d'y mettre un terme.

Ils dévalent du massif de l'Etoile sur leur motocross, sans permis et sans immatriculation. Les jeunes du quartier ont fait des rues de la Technopôle de Château-Gombert (13e) leur terrain de jeu. Un jeu source de nuisances pour les habitants et usagers du quartier. Des rodéos aussi bruyants que dangereux. 

"On a beaucoup de demandes des riverains qui sont importunés par les rodéos en scooter et les motocross sur la voie publique", explique Stéphane Douce, commissaire divisionnaire adjoint à la Division Nord

Une ou deux fois par semaine, les forces de l'ordre mènent des opérations coup de poing. Ce vendredi 22 agents étaient mobilisés sur le terrain : trois équipes en civil, trois en tenues et quatre motards, le tout épaulé dans les airs par un avion de la Police de l'Air et des Frontières.

"On interdit les chasses, on essaie de bloquer les scooters et les cross à plusieurs véhicules pour qu'ils s'arrêtent et une fois qu'ils sont arrêtés, on procède au contrôle et à l'éventuelle interpellation", souligne Stéphane Douce

Confiscations et sanctions

Selon la législation en vigueur, les engins saisis sont confisqués et détruits si le propriétaire n'apporte pas la preuve d'immatriculation. 

En 2021, les opérations menés par la Division Nord ont donné lieu à 28 interpellations. 

Avec l'arrivée des beaux jours, les autorités mettent la pression sur les adeptes des rodéos sauvages sur tout le territoire. Selon les chiffres du ministère de l’Intérieur, quelque 118 deux-roues ont été saisis le week-end dernier au cours de 950 opérations de police et gendarmerie.

Depuis la loi du 3 août 201, le rodéo urbain est un délit spécifique, puni d’un an de prison et de 15.000 euros d’amende. Les condamnations sont plus fréquentes, elles ont augmenté de près de 1.400 %  en quatre ans.