Marseille : trois morts et un blessé grave en un seul week-end

C'est un week-end sanglant qui se déroule à Marseille, comptant déjà trois morts et un blessé grave. Quatre jeunes gens ont été atteints par balles. En toile de fond de ces réglements de compte, le trafic de stupéfiants.

Police
Police © Vincent Michel/MaxPPP
Ils ont entre 18 et 27 ans, et ont été la cible de tireurs ce week-end. Trois d'entre eux sont morts. Le dernier est entre la vie et la mort à l'hôpital.

Le premier corps a été retrouvé samedi matin tout près de l'école Emile-Vayssière 2, au pied de la cité du Mail, dans le 14e arrondissement de Marseille.

La victime, originaire de Nice, n'était âgée que de 18 ans. Elle avait succombé à une balle dans le dos, dans la nuit de vendredi à samedi. 

Dans la nuit de samedi à dimanche, un autre homme, a été pris pour cible à la cité Consolat. Grièvement blessé par balles, l'homme, âgé de 27 ans, a été transporté en urgence à l'hôpital, et son pronostic vital était encore engagé, en fin d'après-midi ce dimanche. 

Dans la matinée, un autre corps sans vie a encore été découvert à proximité d'une autre cité des quartiers nord, la cité de  Mourepiane. La victime âgée de 22 ans, avait été tuée également par balles.

Toujours ce jour en fin de matinée, un troisième homme a été visé par des tireurs alors qu'il était au volant de sa voiture, au Chemin du Merlan à la Rose, non loin de la cité des Hirondelles, dans le 13e arrondisssement. Atteint de plusieurs balles, l'homme âgé de 21 ans est décédé.

Guerre de réseau et trafic de stupéfiants 

Selon une source proche de l'enquête, les victimes sont liées au trafic de stupéfiants. Cette série meurtrière serait en lien avec la guerre des réseaux qui sévit dans les quartiers nord de la ville. 

"Dans ce dernier dossier (mort à la cité des hirondelles), nous faisons face à un bon règlement de comptes classique, à la Kalachnikov", insiste un représentant du parquet de Marseille auprès de l'AFP, précisant que la victime est "très connue des services de police":

Nous sommes certains qu'il s'agit d'un règlement de comptes.

 "Embrouille de quartier, plan drogue qui tourne mal, bagarre qui dégénère ?" : pour les deux autres homicides du week-end, et notamment la mort de ce jeune homme d'à peine 18 ans  tué dans la nuit de vendredi à dimanche, les enquêteurs ont moins de certitude, même si les deux victimes étaient connues "pour stupéfiants", confirme le parquet.

Une certitude: à chaque fois ces faits se sont déroulés près d'une de ces cités marseillaises connues par les forces de l'ordre pour héberger un "plan stup", comme aux Flamants, cadre du premier homicide du week-end, à quelques centaines de mètres à peine du règlement de comptes de dimanche matin.

 Depuis le 11 octobre et la mort d'une jeune femme de 19 ans mortellement blessée par balles alors qu'elle se trouvait dans un véhicule, près d'un autre point de drogue, à la Belle de Mai, quatre homicides par balles ont touché la cité phocéenne.

Avec ce règlement de comptes de dimanche matin, ce sont dix personnes qui ont perdu la vie dans des "réglos" à travers les Bouches-du-Rhône depuis le début de l'année.


 
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