Un tremblement de terre de magnitude 6.4 a frappé l'Albanie et fait près de 30 morts, dans la nuit de lundi à mardi. Un détachement USAR  réunissant 50 pompiers de la zone de défense sud se prépare pour renforcer les secours sur place.

Depuis 4 heures ce mercredi matin, un détachement USAR (Urban Search and Rescue), réunissant 50 pompiers sont sur le tarmac de l'aéroport de Marignane (Bouches-du-Rhône). Ils se préparent pour renforcer les secours du côté de Tirana, après le séisme de magnitude 6.4 qui a frappé l'Albanie.


Le détachement USAR regroupe des pompiers de la zone de défense sud, parmi lesquels sept sapeurs-pompiers de Vaucluse, cinq sapeurs-pompiers des Bouches-du-Rhône et neuf marins-pompiers du Bataillon de Marseille (BMPM).

Les autres sapeurs-pompiers sont détachés des départements de l'Aude, de l'Hérault et des Pyrénées-Orientales.

Pour le BMPM, sept marins-pompiers sont des spécialistes du sauvetage déblaiement. "Ce sont les mêmes spécialistes qui étaient intervenus sur l'effondrement des deux immeubles de la rue d'Aubagne, il y a un an", précise un officier du BMPM.

Dans ce détachement, le contingent du BMPM est également composé d'une infirmière, d'un médecin et d'un chien.

Les 50 membres du détachement USAR, sous l'autorité du commandant Sébastien Deroche, chef du centre de secours d'Orange, sont actuellement à l'aéroport de Marignane, en phase de procédure de vérification des colis. Le départ est prévu ce matin, à 11H30.

"Le plus compliqué, c'est de gérer la logistique. Nous emportons plus de 10 tonnes de matériel pour être en total autonomie", explique le commandant Sébastien Deroche.

Ils resteront sur place entre 10 et 15 jours, avec pour mission principale, la recherche de personnes et le sauvetage déblaiement.

"Les chances de retrouver des victimes vivantes varient de un à quinze jours, en fonction de la structure des bâtiments et du type de tremblement de terre et pour le moment on n'en sait rien, on verra sur place", a indiqué le premier-maître Jean-Michel, du BMPM.

L'UIISC7 de Brignoles sur place depuis mardi

Quarante-quatre sapeurs-sauveteurs et trois chiens de l'Unité d'instruction et d'intervention de la Sécurité civile n°7 (UIISC7) de Brignoles (Var) sont arrivés dès hier soir, à Tirana, la capitale albanaise. Leur mission, sauver des vies.

Dès 9 heures, mardi matin, soit quelques heures après le séisme, l'Elysée a ordonné la mobilisation de l'unité de Brignoles, ils sont spécialistes du sauvetage déblaiement et ont maintes fois montrés leur expérience.

Trois heures plus tard, une première équipes de reconnaissance, composée de six hommes, ont décollé de Hyères (Var), pour se mettre en contact avec les autorités sur place et déterminer les missions d'urgence.

Le reste de ce corps d'élite, labelisé par l'ONU, est arrivé dans la soirée pour être aussitôt engagé dans les opérations de secours.

Près de 30 morts et des centaines de blessés

Le séisme a été ressenti à 2H54 (heure locale), mardi 26 novembre. Un puissant tremblement de terre de magnitude 6.4, dont l'epicentre se situe dans l'Adriatique, à 34 km au nord-ouest de Tirana (Albanie), a provoqué de nombreux dégâts.

Des bâtiments se sont effondrés comme des châteaux de cartes, piégeant les victimes sous des montagnes de gravats. Plusieurs corps ont été extraits des ruines dans les villes de Durrës et Thumanë.

Dans la ville de Kurbin, un homme paniqué s'est tué en sautant d'un immeuble de plusieurs étage et un autre est mort dans un accident de voiture, lorsque la route a été détruite.

Selon un dernier bilan du ministère de la Défense, mais qui n'est pas définitif, 28 personnes sont mortes, pour la plupart dans la ville touristique côtière de Durrës, sur l'Adriatique, ainsi qu'à Thumanë, au nord de la capitale Tirana. 45 personnes ont été secourues.

La catastrophe a fait également 650 blessés, pour la plupart légers. Des milliers de personnes, dont les logements ont été détruits ou trop fragilisés par le séisme, ont passé la nuit dans des tentes installées dans un stade de Durres.

Les secours, qui ont travaillé l'essentiel de la nuit, ont repris leurs efforts à la levée du jour avec l'aide de plus de 200 spécialistes du sauvetage déblaiement italiens, grecs et français et le concours de chiens et d'appareils spécialisés pour détecter les victimes dans les décombres.

Le Premier ministre, Edi Rama, a délaré cette journée de mercredi, journée de deuil national et proclamé  "l'état d'urgence à Thumanë et à Durrës" pour une période de 30 jours. "La priorité, c'est de sauver la vie des gens", a-t-il dit.

D'après la mairie de Durrës, 27 immeubles sont gravement endommagés. Les autorités ont appelé les habitants à ne pas y retourner avant vérification alors que plus de 300 répliques ont succédé à la secousse initiale.
    
Selon un sismologue albanais, Rrapo Ormeni, il s'agissait du plus puissant séisme survenu dans la région de Durres depuis 1926.
    
Dans la Grèce voisine, l'île de Crète a été secouée ce mercredi par un séisme sous-marin de magnitude 6,1. Les autorités n'ont signalé ni dégât, ni victime pour l'instant.

 
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