Trois questions sur la mobilisation des taxis, qui pourrait bloquer la circulation sur les routes ce lundi

Les chauffeurs de taxis vont manifester à Marseille et dans toute la France ce lundi 29 janvier. Dès le matin, ils prévoient des opérations escargot.

Un lundi noir sur les routes. Alors que le mouvement des agriculteurs se poursuit, les chauffeurs de taxis prévoient, eux aussi, une mobilisation de grande ampleur dans toute la France. Quelles sont les manifestations prévues et pourquoi ? France 3 Provence-Alpes fait le point.

Quelles actions sont prévues lundi ?

Les chauffeurs de taxis se sont donnés rendez-vous à 6h15 au Géant Casino de Plan-de-Campagne et au Géant Casino de La Valentine, à Marseille. Ils mèneront des opérations escargot dès huit heures jusqu'à la Préfecture des Bouches-du-Rhône. Ils seront également présents aux abords de la gare de Marseille Saint-Charles, d'Aix-en-Provence TGV et de l'aéroport Marseille Provence, à Marignane.

Le syndicat TER 13, lui, se dirigera vers le péage de la Barque, à proximité d'Aix-en-Provence.

La Préfecture a d'ores et déjà appelé les automobilistes à éviter les routes ce lundi.

Huit-cents taxis sur les 1700 que comptent les Bouches-du-Rhône devraient être mobilisés.

Pourquoi les chauffeurs de taxis manifestent ?

La manifestation est "unitaire et nationale", précise Eric Bouclon, du Syndicat des taxis marseillais, à France 3 Provence-Alpes. L'ensemble des syndicats de chauffeurs de taxis sont inquiets au sujet de la nouvelle convention entre leur profession et la Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam).

 Cette convention - publiée au Journal officiel début janvier et qui doit entrer en vigueur au 1er février - n'est pas encore détaillée mais elle modifie notamment les tarifications de la prise en charge des frais de transport de patients. Aujourd'hui, un chauffeur de taxi fait une "remise" de 20% du prix de la course à la sécurité sociale. Les taxis ne savent pas quelles remises ni quels tarifs ils vont devoir appliquer pour ces convois. "En zone rurale, les transports de patients peuvent représenter 100% de l'activité des taxis", précise Eric Bouclon.

"On nous dit "transportez", on vous dira combien vous allez être payés. Les taxis sont des petites entreprises artisanales, ils ont besoin de savoir le tarif." Le secrétaire général du Synidcat des taxis marseillais rappelle qu'habituellement, la convention entre la Cnam et les taxis fait l'objet de négociations, ce qui n'a pas été le cas cette année.

A quoi faut-il s'attendre pour les prochains jours ?

Les chauffeurs de taxis seront reçus dans la matinée de lundi au ministère de la Santé. En fonction de cette rencontre, ils décideront s'ils souhaitent poursuivre la mobilisation. Le "mouvement est reconductible, explique Eric Bouclon. Rien n'exclut qu'on décide de dormir sur place."