VIDEO. Drame de la rue d'Aubagne : une cérémonie devant la dent creuse, 5 ans après

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Cinq ans après le drame de la rue d'Aubagne, qui avait fait huit victimes, de nombreuses personnes se sont recueillies sur le lieu des effondrements. ©FTV

Cinq ans après le drame de la rue d'Aubagne, qui avait fait huit victimes, de nombreuses personnes se sont recueillies sur le lieu des effondrements.

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9h05. C'est l'heure où se sont effondrés les 63 et 65 rue d'Aubagne le 5 novembre 2018. Depuis, chaque année, c'est l'heure où les proches des huit victimes, des élus, des habitants de Marseille, se recueillent en hommage aux occupants disparus. 

"Cela nous permet d'avancer. Le fait de venir sur les lieux nous permet de constater s'il y a des progrès", déclare Liliana Lalonde, la mère de Julien Lalonde, victime des effondrements.

La mère de Pape Maguette Niasse, autre victime du drame, est venue pour la première fois sur les lieux du drame. Vivant au Sénégal, elle n'avait jamais pu faire le déplacement avant. "Elle me disait que quand elle est venue voir où son fils est décédé, ça a soulagé un peu la peine qu'elle détenait dans son cœur", déclare l'oncle du jeune homme.

Une cérémonie tournée vers l'avenir

Cinq ans après, la colère laisse place à l'espoir. Un projet de reconstruction du site sera dévoilé début 2024. Le procès devrait se tenir l'an prochain pour que l'histoire ne se répète pas.

"Je veux que sa mort et que celle des autres n'ait pas été inutile, insiste la mère de Julien Lalonde. Que quand on pense à lui et aux autres victimes, on se dise "depuis on est plus sérieux, on s'occupe mieux du logement et surtout, on protège les citoyens et les citoyennes.""

Le maire de Marseille, Benoît Payan, a demandé samedi dans une tribune publiée dans le journal Le Monde, une condamnation plus ferme des marchands de sommeil et que surtout, la loi les identifie davantage.

Un millier des personnes encore délogées

Le collectif du 5 novembre, créé après les effondrements, a proposé, après la cérémonie, de préparer "une grande mobilisation" en vue de la Journée Européenne du Droit au Logement qui aura lieu fin mars.

Dans leurs prises de parole, leurs membres estiment que plus d'un millier de personnes vivent encore dans des logements provisoires à la suite du drame. Ils estiment que l'accompagnement des locataires de logements en péril est encore trop faible. Ils demandent un bilan du permis de louer instauré en 2019 dans le quartier de Noailles et l'encadrement des loyers.