Martigues : des militants CGT poursuivis pour rébellion et violence sur les forces de l’ordre

Trois militants de la CGT ont été placés en garde à vue et déférés au Parquet mercredi soir. Ils sont poursuivis pour rébellion et violence sur les forces de l’ordre. La centrale syndicale cégétiste des Bouches-du-Rhône dénonce une tentative d’intimidation.
 
Convoqués au commissariat de Martigues pour entrave à la circulation, 3 militants de la CGT ont finalement été placés en garde à vue et déférés au Parquet d'Aix-en-Provence pour rébellion et violences sur les forces de l’ordre. Ils ont été remis en liberté mercredi soir.

Les faits remontent au 19 mars. Trois militants cégétistes dont le secrétaire départemental des Bouches-du-Rhône sont délogés par les policiers lors d’une opération de blocage du dépôt pétrolier de Fos-sur-mer.

Mais la police ne s’arrête pas à une simple intervention. Elle relève l'identité de trois manifestants qui vont faire l’objet d’une convocation ultérieure pour entrave à la circulation.

Une audition qui se transforme en garde à vue 

Soutenus par une centaine de militants cégétistes massés devant le commissariat de Martigues, les trois hommes ont répondu ce mercredi à cette convocation.
 

Mais à leur grande surprise, les faits reprochés ont changé de nature. Ils ont été entendus pour entrave à la sécurité publique, violence sur les forces de l’ordre et rébellion. Placés en garde à vue, ils ont été déférés au Parquet d’Aix-en-Provence.

A la sortie du Tribunal de Grande Instance d’Aix, leur avocat Me Philippe Vouland a exprimé son incompréhension.

Il n’y a aucune blessure, ni plainte de la part des policiers en question… cela me semble excessif.
 

Une volonté de nuire au syndicat ? 

Incompréhension et stupeur dans les rangs des manifestants venus apporter leur soutien à leurs camarades. Le secrétaire général de la CGT des Bouches-du-Rhône n’en revient toujours pas.

Olivier Mateu dénonce une intimidation de la part du gouvernement pour affaiblir la centrale syndicale.

On est au-delà du bras de fer. C’est une oligarchie qui essaie d’écraser tout le monde ! Et pour y parvenir, elle est prête à tous les sacrifices. Cette façon de faire n’est pas de nature à apaiser les choses.
 


Les trois militants ont été remis en liberté mercredi soir. Ils ne font pas l’objet d’un contrôle judiciaire. L’un d’eux s’est vu interdire toute manifestation jusqu’à l’audience qui est fixée au 19 septembre à 14h au Tribunal correctionnel d’Aix-en-Provence.  
 
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