Municipales Coronavirus : la Métropole, Marseille et Martigues victimes d'attaques informatiques "massives"

La veille du 1er tour des élections municipales, la Métropole Aix-Marseille, les villes de Marseille et Martigues ont été victimes d'attaques informatiques "massives". Alors que la France est passée au stade 3 de l'épidémie de Coronavirus, cette cyberattaque n'impacte pas les élections.

Illustration : certaines cyberattaques bloquent des systèmes informatiques jusqu'à la remise d'une rançon.
Illustration : certaines cyberattaques bloquent des systèmes informatiques jusqu'à la remise d'une rançon. © Jean-François FREY / MAXPPP
La ville de Martigues vient d'annoncer dimanche 15 mars sur ses réseaux sociaux avoir également été victime d'une attaque informatique.La restauration et le diagnostic des dispositifs informatiques impactés par la cyberattaque sont toujours en cours ce dimanche par les services de la Métropole Aix-Marseille.

La veille au matin, les infrastructures informatiques de la Métropole avaient fait l'objet d'une "cyberattaque massive et généralisée". La ville de Marseille a également subi une attaque informatique "massive" comme elle le rapporte sur les réseaux sociaux. Comme la Métropole, le diagnostic est en cours par ses services et les instances nationales de sécurités.

Ces cyberattaques sont intervenues la veille du 1er tour des élections municipales 2020 et alors que le pays vient de passer en stade 3 au niveau de l'épidémie de Coronavirus Covid-19.

Mais elles n'ont pas eu d'impacts sur la tenue du vote dans les Bouches-du-Rhône.

Une cyberattaque inédite

Cette attaque informatique aurait paralysé une grande partie des équipements de l'institution touchant particulièrement les territoires du Pays Salonais et Istres Ouest Provence.

"Malgré les précautions extrêmes prises au quotidien pour protéger les équipements informatiques et se prémunir des virus et du piratage, cette cyberattaque, inédite par son ampleur et sa force de frappe, n'a pu être évitée", indique la Métropole dans un communiqué.

Des milliers de données possiblement cryptées

Selon la Métropole, cette attaque repose sur "un rançongiciel"

Le rançongiciel, ou cryptolocker, est un logiciel malveillant. Il se propage par courriel, à l’ouverture d’une pièce jointe ou d’un lien.

Il suffit d’un clic pour l’installer. L’escroc prend alors en otage vos données personnelles et vous devez payer pour les récupérer. 

Ce dispositif est très performant et permet de crypter des milliers de données très rapidement. Les pirates menacent généralement de détruire les données au bout de 72 h si l’offre reste sans réponse.

Comment s’en prémunir ?

Il ne faut jamais ouvrir une pièce jointe ou un lien dont l'expéditeur est soit inconnu, soit d'une confiance relative.

La pièce jointe piégée peut-être : une page html, une image JPG, GIF, un document word, open office, un PDF ou autre.

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